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Congrès projeté de l’Upc : Ekwe, Pekoua et Malangue au tribunal

Ils sont cités à comparaitre le 13 novembre prochain devant le tribunal de grande instance du Wouri à Douala, pour des motifs liés à la convocation du congrès de l’Union des Populations du Cameroun les 13, 14 et 15 novembre 2020 à Loum.

C’est un nouvel épisode, un de plus, et de trop, qui s’invite dans l’indigeste feuilleton de la crise de légitimité et de légalité qui pourrit la vie du parti historique, depuis la mort de Frédéric Augustin Kodock. Cette fois, c’est devant les juridictions que se jouera la scène. En effet, à la requête des conseils de Dr Pierre Baleguel Nkot, Secrétaire général de l’Upc, Maîtres Simon Serge Kack Kack, Charles Tchoungang, et Clément Nakong, tous avocats au barreau du Cameroun, Henriette Ekwe, Michel Eclador Pekoua et Marcel Malangue Ma Yecke, sont sommés à se présenter devant le tribunal de grande instance du Wouri le 13 novembre prochain. Enjeu de cette convocation, l’ « assignation en annulation des actes relatifs à un congrès de l’Union des Populations du Cameroun(Upc) », selon l’acte de l’huissier instrumentaire de la procédure, notifié à l’une des parties le 05 novembre dernier. Un choix temporel qui n’est pas innocent, car c’est le 13 novembre prochain qu’est prévu le début de manifestations liées au congrès projeté de l’Upc par les trois mousquetaires  convoqués à s’expliquer. Il est reproché à Dame Henriette Ekwe et Michel Eclador Pekoua, présentés respectivement comme présidente du comité d’organisation du congrès projeté, et rapporteur général dudit congrès, le défaut de qualité pour convoquer un congrès de l’Upc. Quant à Marcel Malangue Ma Yecke, lui aussi désigné pour être président de la commission de validation des mandats des délégués à ce congrès, la requête lui reproche d’être « le principal chef d’orchestre de cette mascarade ». La requête rappelle en outre « qu’il est incontestable que conformément aux statuts de l’Union des Populations du Cameroun (Upc), l’organe habilité à convoquer un congrès de cette formation politique est le Comité Directeur, saisi par le bureau politique ». Une clarification qui amène les observateurs à s’interroger sur l’enthousiasme et les motivations de ceux qui s’activent autour de l’organisation du congrès de Loum, présenté pourtant comme celui censé ramener la sérénité au sein du parti historique. On a même appris qu’ils ont organisé une conférence de presse à Yaoundé la semaine dernière, à l’effet de dévoiler les contours de l’organisation de ce congrès en cours d’annulation.

Imposteurs

Les conseils juridiques du Sg indiquent par ailleurs que le bureau politique de l’Upc est représenté par Dr Pierre Baleguel Nkot au secrétariat général et dame Habiba Issa, comme présidente du bureau du Comité Directeur, tous  02 élus lors du congrès des 6, 7 et 8 octobre 2017 à Yaoundé. C’est en cette qualité qu’ils ont, au mois de septembre dernier, convoqué un Comité Directeur prévu pour se tenir en décembre prochain, en vue de fixer de manière officielle, la date du prochain congrès statutaire de l’Upc. Du coup, pour les dirigeants statutaires de ce parti, les actes posés jusque-là par Henriette Ekwe, Eclador Pekoua et Malangue Ma Yecke, sont entachés du sceau de l’illégalité absolue, devant justifier leur annulation pure et simple. Par ces motifs, sollicite le requérant entre autres, d’ « ordonner l’annulation de tous les actes relatifs au congrès ordinaire de l’Union des populations du Cameroun(Upc), programmé pour les 13, 14 et 15 novembre prochain à Loum ». D’ailleurs, la requête en annulation taxe ces actes de « manœuvres  et stratagèmes supplémentaires pour maintenir l’Union des Populations du Cameroun (Upc) dans la déstabilisation structurelle et managériale ». Qui plus est, de la part des personnes qualifiées d’ « imposteurs qui n’ont même plus la qualité de membre de l’Union des Populations du Cameroun ». Que va décider le tribunal de grande instance du Wouri ? Wait and see. Toujours est-il qu’avec ce nouveau développement, c’est encore l’image déjà patibulaire du parti historique qui continue à prendre des rides. 

Gaby NKOT

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