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Commune de Bangangté : qui est en réalité Eveline Nana ?

Le conseil municipal de Bangangté avec en tête le groupe communal, le bureau d’âge et l’ensemble des adjoints au maire exige le respect de la loi portant code des collectivités décentralisées pour l’élection du maire, qui remplacera le défunt président de section, fidèle serviteur du Rdpc et son président national.

Les résultats des consultations internes du dimanche, récemment, portant Éric Niat candidat à la tête de la Commune de Bangangté ont été rejetés et attaqués au Comité central du Rdpc, pour corruption à ciel ouvert et esprit partisan des mandataires du Comité central, qui ont muselé le président du groupe qui souhaitait expliquer les objectifs d’équilibre social, d’obligation de mémoire et stabilité de la base militante. Au delà de ces objectifs nobles, c’est l’état d’incompétence notoire, la méconnaissance du terrain politique et l’outrage à la mémoire du défunt maire et président de section qui a battu le candidat ou l’éternel candidat qui sont sanctionnés.

Des faits …

Avant les consultations internes, comme il est de coutume, le président du groupe a reçu l’onction des monarques des villages que les conseillers représentent au sein du conseil, pour la paix social. Le Roi des Bangangté a réuni les 40 conseillers, pour solliciter l’harmonie en demandant en mémoire du Dr Kouamouo de faire un Bamena dans l’exécutif. De commun accord, Jean-Lambert Tchoumi montait donc maire, effet mécanique de glissement à l’intérieur de l’exécutif, Eveline Nana entrait 4e adjoint. Idée soutenue par le ministre Clobert Tchatat, chef de la délégation permanente du Comité central.

Au soir des élections primaires ayant eu lieu le 02 mai 2021 à Bangangté, les conseillers avec en tête le président du groupe communal et les adjoints au maire encore en fonction ont constaté un ensemble d’irrégularités orchestrées par Clobert Tchatat et Le mandataire du Comité central dans le but faire passer Éric Niat en force par des méthodes et pratiques interdites au sein du Rdpc, lesquelles sont combattues par son président national , S.E.Paul Biya, chef de l’État .

Suivant les dispositions légales, et les voies de recours, le Comité central a été saisi, pour l’annulation de cette mascarade de consultations, et la reprise des consultations, comme le veut le président national, laissant les conseillers choisir librement leur futur maire. Ils ont d’ailleurs prié le Comité central de changer les mandataires qui ont battu campagne pour Éric Niat auprès des conseillers municipaux, en usant parfois, dit-on,du trafic d’influence, et promesses démesurés pour intimider les résistants au détriment des intérêts du parti et de la mémoire du défunt maire, leur collègue qui a pendant 30 ans, œuvré pour le président national. Ainsi, révèle-t-on, les électeurs ont eu affaire à des personnes qui étaient juges et partis. Aussi, ajoute-t-on, preuve a été produite au Comité central que de très fortes sommes d’argent ont circulé. Certains ayant perçu ces sommes ont même dévoilé les montants et les donateurs.

Eveil du Conseil municipal

Si au sein du  parti, les 40 conseillers rassemblés pour l’élection n’ont pas eu l’occasion d’exprimer librement leur vote à cause des instructions de mandataire et son équipe, l’on note que le musellement du président du groupe communal à cette élection  primaire a suffisamment frustré les conseillers. Ces derniers, conscients qu’un conseiller municipal n’est pas un simple élu du Rdpc, mais de toute la population, impuissants face à la pression des mandataires du comité central, ont fait bloc pour l’invalidation de ces résultats entachés d’irrégularités.

Vision collective

Après la mort du maire Jonas Kouamouo, les conseillers regroupés autour du président du groupe communal avaient pris la résolution de combler son vide, par l’entrée dans l’exécutif d’un conseiller originaire de Bamena, le groupement d’origine du défunt. Aussi, il avait été décidé que le poste de maire soit occupé par un des adjoints, pour que le glissement de poste de 4e soit libre pour l’entrée d’Eveline Nana, digne fille de Bamena. La candidature d’Éric Niat, pilotée dans l’ombre par les Clobert Tchatat, Jean Claude Mbwentchou et la sénatrice Dsamou Micheline, connaitra l’entrée en jeu du mandataire du Comité central et du préfet du Ndé. Le coup de tonnerre est que cette candidature brise le rêve et la résolution des conseillers, qui en hommage au défunt maire et président de section, avaient décidé de l’entrée d’un Bamena dans l’exécutif. Aussi, Éric Niat devenait un Bangangté de trop dans le conseil municipal qui compte déjà 2/5 dans l’exécutif. Une situation qui a soulevé le courroux des autres groupements. A noter que Mme Nana est bien inscrite dans le procès verbal des mandataires comme 4e adjoint, pour dire que deux personnes entrent pour remplacer une personne, imbroglio qui rattrape les mandataires.

Vote et la loi

Alors qu’Éric Niat et ses partisans invoquent les primaires et la discipline du parti, la grande majorité des conseillers invoquent le Droit au recours au sein du parti, la révocation de sa candidature validée par 25 conseillers, et dans le cas contraire le respect des dispositions de la loi portant code des collectivités décentralisées. C’est ce qui coince. On a vu le préfet très embarrassé, le chargé de mission impuissant, Clobert Tchatat en larme, et Jean Claude Mbwentchou dans la jungle. En attendant la date prochaine annoncée, par le préfet du Ndé, pour le vote, les conseillers restent désormais unanimes pour la candidature d’Eveline Nana, après avoir saisi le Comité central, pour abus d’autorité des mandataires.

YAN

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