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Cameroun : les défis d’Alphonse Didier Bikoula Bekono à la Commune d’Olanguina

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Après le conseil municipal tenu récemment, la nouvelle équipe dirigeante de cette commune, situé dans le département de la Mefou et Afamba, fait fasse à un potentiel socioéconomique qui mérite d’être mis en valeur.

Si le conseil municipal, qui a tenu sa première session récemment a un challenge, c’est de procéder au développement tous azimuts de la commune d’Olanguina, une localité située dans le département de la Mefou et Afamba, région du Centre. Elle s’étend sur 600 km2 et est limité par les communes d’Akonolinga à l’Est, d’Esse au Nord, d’Awae au Sud et de Lembe Yezoum à l’Ouest. Elle compte un seul groupement correspondant à une chefferie traditionnelle de deuxième degré dont le siège est à Olanguina. Celle-ci comprend dix-sept chefferies de troisième degré, soit dix-sept villages.

La végétation y est caractérisée par une forêt dense non exploitée. La faune y est pauvre. La commune est arrosée par plusieurs cours d’eaux dont les plus importants sont l’Afamba et Assamba, qui a donné le nom au district. Tous ces cours d’eaux sont riches en poissons et crustacés divers.

S’agissant de la population, elle est majoritairement jeune et composée des grandes familles Edouma représentant près de 60 %. Il s’agit, notamment de Mvog Okom, Mvog Ze Akoumou, Akondo. Sa structure homogène est constituée de la seule tribu Mvele. La Commune d’Olanguina, c’est également une population essentiellement agricole, dont les besoins sont urgents : routes, électrification, équipements scolaires…

Au plan touristique, on peut y visiter l’ancien château du chef perché au haut de la colline à Nkol Top, un chantier de barrage bloqué sur la rivière Assamba à 1 km du centre ville.

Les activités socio-économiques, elles, sont peu développées et peu diversifiées. Elles sont constituées pour l’essentiel de l’agriculture, l’élevage, la pêche, la chasse et le petit commerce.

Les terres cultivées se répartissent en cultures de rente telles que le cacao, le café, l’ananas dans une moindre mesure, le palmier à huile. Cultures vivrières : le macabo, le bananier plantain, le maniocs… Les systèmes agricoles pratiqués sont l’agriculture moderne qui utilise les engrais et d’autres produits chimiques concerne les cultures telles que l’ananas, le palmier à huile, la tomate et le piment. L’agriculture traditionnelle est pratiquée pour les cultures vivrières telles que citées ci-dessus.

Zone agricole par excellence, Olanguina produit du café, du cacao, du palmier à huile et de l’ananas qui est une culture montante ici comme produits de rente ; et comme produits vivriers, du plantain, du macabo, de la banane douce, du manioc, de l’arachide, des légumes divers, du piment, etc.

La commune est la principale zone de production agricole de la partie Nord du département de la Méfou-et-Afamba. Cette production est intimement liée aux conditions climatiques. L’agriculteur d’Olanguina utilise des outils archaïques, ce qui réduit le rendement attendu. À cela s’ajoute l’existence des parasites et autres maladies de cultures telles que les capsides et la pourriture brune.

L’élevage pratiqué dans la Commune d’Olanguina est celui du petit bétail : porc, chèvre, cochon d’Inde et volaille. La production est essentiellement traditionnelle ; ici on n’utilise ni provende, ni produits vétérinaires.

Olanguina est arrosée par de nombreuses rivières dont les plus importantes sont Afamba et Assamba et plusieurs cours d’eau. À cet effet, la pêche, encore artisanale est pratiquée par une minorité de la population pendant la saison sèche.

Le petit commerce est essentiellement exercé par les femmes qui fréquentent des marchés saisonniers pour la commercialisation de leurs produits et des allogènes qui tiennent de petites boutiques. On y vend plusieurs produits (manufacturés, alimentaires et autres). Il existe également dans la plupart des villages de la commune un système de tontine villageoise. Ces sommes servent de fonds de financement au petit commerce et des produits de transformation. Cependant malgré cette évolution, un certain nombre de problèmes entravent la réalisation et l’atteinte de cet objectif notamment, l’insuffisance et le manque de moyens financiers nécessaires pour développer les activités génératrices de revenus. Il existe également des sites touristiques importants, mais non aménagés. Autant de richesses potentielles que le maire Alphonse Didier Bikoula Bekono et ses collaborateurs doivent mettre en valeur, pour que se développe Olanguina.

Joël Soutah

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