
La Directrice Générale de l’Autorité Aéronautique, Paule Avomo Assoumou épse Koki, a ouvert, ce 32 août 2026, à Yaoundé, un atelier de lancement du Projet ACT-SAF de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, financé par l’Union Européenne sur la familiarisation avec les Carburants d’Aviation Durables et Réalisation d’une Étude de Faisabilité au Cameroun.

Depuis quelques années, le Cameroun s’efforce d’être en conformité avec les exigences internationales en matière de protection de l’environnement. C’est dans cette optique que la Cameroon Civil Aviation Autority (CCAA) a coordonné, avec l’ensemble des parties prenantes nationales, l’élaboration du Plan d’action national de réduction des émissions de CO₂ de l’aviation internationale, soumis à l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).
Cette démarche a également favorisé la mise en œuvre d’actions concrètes, notamment le projet pilote Solar-at-Gate de l’aéroport international de Douala, réalisé avec l’appui de l’OACI et de l’Union européenne.

Avec CORSIA, les compagnies aériennes effectuant des vols internationaux doivent mesurer, déclarer et faire vérifier leurs émissions de CO₂. Au-delà du niveau de référence défini par l’OACI, elles compensent les émissions concernées et peuvent réduire cette obligation grâce à l’utilisation de carburants admissibles au titre de CORSIA.
C’est dans cette dynamique que s’inscrivent les carburants d’aviation durables qui font l’objet de l’atelier de lancement du Projet ACT-SAF de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale, financé par l’Union Européenne sur la familiarisation avec les Carburants d’Aviation Durables et Réalisation d’une Étude de Faisabilité au Cameroun, que la Directrice Générale de l’Autorité Aéronautique, Paule Avomo Assoumou épse Koki, a ouvert, ce 32 août 2026, à Yaoundé.
Lorsqu’ils répondent aux critères internationaux de durabilité et de traçabilité, ils permettent de réduire l’empreinte carbone des vols et peuvent être pris en compte dans le cadre de CORSIA. La promotion des SAF constitue ainsi une nouvelle étape de l’action engagée par l’OACI et ses États membres pour rendre le transport aérien plus respectueux de l’environnement.

Dans ce contexte, le Cameroun doit anticiper l’évolution des besoins du transport aérien. Il s’agit d’explorer les conditions dans lesquelles une filière nationale de SAF, respectueuse des exigences de durabilité, pourrait être développée afin de permettre, à terme, aux compagnies aériennes nationales comme aux compagnies étrangères desservant notre pays de s’approvisionner localement en carburants durables. Une telle solution pourrait renforcer les bénéfices environnementaux de ces carburants, notamment en limitant les émissions liées à leur importation et à leur acheminement sur de longues distances. Elle pourrait également créer des emplois et de la valeur pour notre économie.
« L’étude de faisabilité nous permettra de déterminer si une production de SAF est techniquement, économiquement et environnementalement viable au Cameroun et, le cas échéant, à partir de quelles ressources, au moyen de quelles technologies et avec quels investissements », a fait savoir la Dg de la CCAA.
Au final, ses conclusions serviront de base à l’élaboration d’une stratégie nationale et d’une feuille de route adaptées.

Une approche qui requiert la mobilisation coordonnée, l’expertise et la capacité d’innovation de nombreux acteurs, notamment ceux de l’agriculture, de l’énergie, de l’environnement, de la recherche, des universités, de la finance, des collectivités territoriales, des aéroports et des entreprises. L’activité s’achève demain, 1er août 2026.
Bertrand TJANI



