
Le Pr James MOUANGUE KOBILA, Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun et Président du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme, présente les enjeux de la table-ronde sur la contribution de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain au renforcement des systèmes d’état civil, organisé, du 17 au 18 septembre 2026 à Yaoundé, par l’Association Francophone des Commissions Nationales des Droits de l’Homme, en collaboration avec l’Organisation Internationale de la Francophonie.

« Nous nous félicitons que l’Association Francophone des Commissions Nationales des Droits de l’Homme ait pris l’initiative d’organiser, ici à Yaoundé, un atelier sur le rôle des Institutions Nationales des Droits de l’Homme pour le renforcement des systèmes d’état civil.


Le message important à retenir, par rapport à l’action des Institutions Nationales des Droits de l’Homme, au regard du droit-racine à l’identité au regard du droit fondamental, est d’avoir et de disposer d’actes civils au premier rang desquels l’acte de naissance, qui détermine l’exercice de plusieurs autres droits et qui détermine même l’existence juridique de la personne.

Ce qu’il faut retenir, c’est que les INDH ne doivent pas relâcher leur attention, elles doivent renforcer leurs synergies avec les pouvoirs publics, elles doivent accompagner les familles, répondre aux besoins, assurer le suivi des recommandations qu’elles formulent sur cette matière.

Les recommandations que l’examen périodique universel adresse à leurs pays dans ce domaine et les recommandations que les mécanismes africains et universels des droits de l’homme adressent à leurs pays, c’est que chaque enfant puisse disposer et personne puisse disposer d’un acte d’état civil, qu’il soit scolarisé ou non.

Je ne saurais m’empêcher de saluer les actions fortes qui ont été conduites et qui sont en cours au Cameroun sous l’égide des pouvoirs publics et qui ont permis de faire passer les statistiques en matière d’enregistrement des faits d’état civil de 61% à 75%.

Mais, nous pensons qu’il y a encore beaucoup à faire avant l’échéance de 2030, où tous les êtres humains doivent disposer des actes d’état civil ».
Propos recueillis par Bertrand TJANI



