
Les tentatives de putsch se multiplient dans la Confédération des Etats du Sahel (AES). La France est accusée. Paris, comme à son habitude, dément ‘fermement.’ Parle de ‘pures fantaisies.’

Le Quai d’Orsay souligne ‘une manière de pointer du doigt à tort une responsabilité de la France qui n’existe tout simplement pas.’ Ses trolls expliquent que les pays de l’AES accusent ‘d’anciennes puissances coloniales européennes’ afin de transformer une crise interne en agression externe. Stratégie selon eux ‘pour rallier l’opinion autour du drapeau et de la souveraineté, et justifier un resserrement sécuritaire.’ Mais l’AES a toutes les cartes en main.
Poignard de l’‘Aïd al-Adha’
L’arrivée au pouvoir du président-Colonel/Général Assimi Goïta le 24 mai 2021, a mis sa vie à risque. Investi président de transition en juin 2021, un ‘homme a tenté [le 20 juillet 2021] dans la Grande Mosquée de Bamako de [le] tuer (poignarder) … avec un couteau’ alors qu’il s’y trouvait pour célébrer l’‘Aïd al-Adha’ (Tabaski/fête du Sacrifice). Avait indiqué le ministre des Affaires religieuses, Mamadou Koné. Mais ‘il a été bien maîtrisé avant de commettre son forfait.’ Avait précisé le ministre. Ce même jour, un Mirage 2000 de l’armée française s’est écrasé dans la région de Hombori, dans le nord du Mali.
Dans un communiqué publié le 22 juillet 2025, l’Etat-major Général des Armées du Mali avait annoncé la saisie d’une importante cargaison de matériel logistique destinée à une organisation terroriste opérant sur le territoire malien. Cette opération, avait été rendue possible grâce à l’efficacité, le professionnalisme, et une coordination étroite entre les services de renseignement des pays membres de l’AES, avec l’appui de la Russie. Le matériel saisi était essentiellement constitué d’équipements vestimentaires militaires, ainsi que de matériel de transport léger tel que des canots pneumatiques. Ce type d’équipement permettait aux groupes terroristes d’améliorer considérablement leur mobilité, leur camouflage et leur logistique sur le terrain.
Vigilance et professionnalisme
Après la tentative du coup de poignard venait la saison des tentatives de coups d’état. Abdoulaye Maiga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement, dans un communiqué rendu public le 16 mai 2022, indiqua qu’une tentative de putsch visant à ‘briser la dynamique de la refondation du Mali.’

Avait été déjoué. Il spécifia, qu’‘un groupuscule d’officiers et de sous-officiers antiprogressistes maliens a tenté un coup d’Etat dans la nuit du 11 au 12 mai 2022.’ Il avait aussi déclaré, que le ‘Gouvernement de la république du Mali condamne avec la dernière rigueur cette indigne atteinte à la sécurité de l’Etat dont l’objectif visé est d’entraver, voire annihiler les efforts substantiels de sécurisation de notre pays et le retour à un ordre constitutionnel, gage de paix et de stabilité.’ Les soldats derrière cette ‘tentative déjouée grâce à la vigilance et au professionnalisme des forces de défense et de sécurité, étaient soutenus par un Etat occidental.’
Un autre projet de renversement du président Assimi avait été neutralisé le 14 août 2025. 11 personnes au total étaient impliquées—2 Généraux (Abass Dembélé et Nema Sagara (une femme, parmi les figures les plus respectées de l’armée), 4 Lieutenants-colonels (Baba Dembele, Saybou Keita, Mamadou dit Tiekoro Diarra, et Soungalo Diop). Le Capitaine Mohamed Ouattara, le Caporal, Amadou Bouba Coulibaly, le Sergent-Chef Boucary Karacodjo, un civil (Yacouba Kodio), et un agent des services de renseignement français (Yann Christian Bernard Vezilier). Ce dernier avait selon les enquêtes, contacté et coordonné les suspects, dans le but de déstabiliser les institutions de la Transition.
Tentatives avérées
Au Burkina Faso, une ‘tentative avérée de coup d’état a été déjouée le 26 septembre 2023 par les services de renseignement et de sécurité burkinabès.’ Quasiment un an jour pour jour après sa prise de pouvoir le 30 septembre 2022. Trois mois plus tard (décembre 2022), quatre officiers soupçonnés d’être impliqués dans un ‘complot contre la sûreté de l’Etat’ sont interpellés, avait annoncé le parquet militaire. ‘Une enquête circonstanciée pour élucider les faits dénoncés a immédiatement [été] ouvert.’ Précisa dans un communiqué le procureur Ahmed Ferdinand Sountoura.
Dans sa déclaration du 14 janvier 2024, Jean-Emmanuel Ouédraogo, porte-parole du gouvernement, indiqua qu’un ‘réseau, qui implique aussi bien des militaires en fonction que des militaires radiés, des civils et des activistes entre autres, planifiait de déstabiliser les institutions du Burkina Faso’ le 13 janvier. Le lendemain (14 janvier), le lieutenant-colonel Evrard Somda, ex-chef d’état-major de la Gendarmerie nationale et Prosper Bassole, directeur de cabinet de l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou, ainsi que plusieurs militaires sont aux arrêts. Les conspirateurs auraient mobilisé des individus dans plusieurs casernes militaires et bénéficié du soutien de certaines organisations de la société civile. Des fonds alloués à cette entreprise avaient été transférés de l’étranger. Des attaques contre les sièges de veille citoyenne étaient prévues pour affaiblir le soutien populaire au gouvernement.
Le président Traoré a signé le 30 octobre 2024 les décrets sanctionnant 16 officiers dont le lieutenant-colonel Damiba, ex-président du Burkina, renversé le 30 septembre 2022 par le capitaine Traoré, est révoqué des cadres de l’armée ‘pour faute jugée particulièrement grave consistant en une atteinte grave à la dignité militaire et au renom de l’armée, caractérisée par des actions d’intelligence avec une puissance étrangère et des terroristes, en vue de favoriser leurs entreprises contre le Burkina Faso.’ Le lieutenant-colonel Evrard Somda, ancien chef d’état-major de la gendarmerie nationale, arrêté en début l’année 2024, le colonel Yves-Didier Bamouni, ancien commandant des opérations de lutte antiterroriste, le lieutenant-colonel Check Hamza Tidiane Ouattara, ex-commandant de la légion spéciale de gendarmerie, et le commandant Alphonse Zorma, ancien procureur de la justice militaire, figurent sur la liste des officiers radiés pour ‘démoralisation des forces armées et des populations.’
Semer le chaos
Le ministre burkinabè de la Sécurité Mahamadou Sana a fait savoir le 21 avril 2025, que ‘le travail minutieux des services de renseignement a révélé un grand complot en préparation contre notre pays, dont le but ultime est de semer le chaos total en vue de placer le pays sous tutelle d’une organisation internationale à même de reprendre le contrôle dans 10 ou 20 ans, selon les instigateurs.’ Le complot prévu pour le 16 avril 2025, avait été déjoué grâce aux ‘services de renseignement [qui] ont intercepté plusieurs communications entre un individu et des chefs terroristes portant sur des détails des positions des forces de défense et de sécurité intérieure, des volontaires pour la défense de la patrie ainsi que sur les opérations militaires.’
Les recherches avaient permis d’identifier notamment le Lieutenant Barry Abdrahmane, officier des Forces armées burkinabè appartenant au Bataillon de la justice militaire comme l’un des auteurs de cette tentative. L’exploitation des communications de Barry avait révélé des liens avec plusieurs autres militaires. Parmi eux, l’officier Compaoré Joanie, le commandant Ouédraogo Frédéric, ainsi que Zerbo Laoko, un ancien sous-officier de l’armée burkinabè, Kaboré Constantin, un officier des Forces armées en stage dans un pays européen, et un officier en service au Centre intégré des opérations du Burkina Faso. Leur objectif était ‘de semer le chaos au Burkina Faso avant le mois de juin.’
Mise en échec
Au Niger, une première alerte de ‘velléités de déstabilisation’ du président Abdourahamane Tiani arrivée au pouvoir le 26 juillet 2023, par les militaires proches de l’ex-président Bazoum est donnée en décembre 2023. Ensuite, dans la nuit du 28-29 août 2026, un groupe de soldats, mené par des officiers des forces spéciales, ont attaqué simultanément le palais présidentiel et la base aérienne 101 à l’aéroport Diori Hamani de Niamey. Le complexe aéroportuaire tombé sous leur contrôle pendant plusieurs heures est libéré avec l’aide des forces russes. Viktor Voropaïev, ambassadeur de Russie à Niamey a expliqué que ‘Le Niger a sollicité l’aide de l’Africa Corps russe pour réprimer une mutinerie.’ Informe ‘Sputnik.’ Cette demande émanait du commandement de cette base. Les putschistes ont ‘tenté de pénétrer dans l’hôtel où séjournaient les députés venus participer à la première session du parlement de la Confédération des Etats du Sahel.’ A souligné Voropaïev qui assure que si les mutins avaient pu prendre le contrôle de l’aéroport Diori Hamani et d’autres points stratégiques de la ville, ils allaient assurer le déploiement de forces extérieures. L’AES a affirmé dans un communiqué avoir fait ‘l’objet de trahison par un groupe de soldats impliqués dans une entreprise de déstabilisation.’ Finalement ‘contenue et mise en échec.’ Ceci en partie due à la ‘bravoure des forces républicaines loyalistes.’ De jeunes officiers originaires des régions de Tillabéri et de Dosso, qui ‘pourraient être téléguidés de l’extérieur,’ étaient impliqués dans cette tentative d’insurrection. La France et ses ‘valets africains’ avaient été mis en cause par le gouvernement.
Cellules pour le repeuplement terroriste
’L’intensification des actions contre nos États vise à en faire tomber un, afin d’enrayer l’exemple que nous représentons.’ A affirmé le président Tiani en 2025 qui a annoncé dans une interview que deux cellules françaises étaient actives dans la région, pour planifier, coordonner, et déstabiliser. La première, composée d’officiers français, est constituée après le putsch du 26 juillet 2023. Dirigée par Jean-Marie Bockel, envoyé spécial d’Emmanuel Macron en Afrique, son objectif est de ‘prévenir toute contamination sahélienne ’ et de maintenir une influence militaire occidentale dans la région. La seconde, nommée ‘cellule Sahel de l’Elysée,’ disposerait de ‘fonds illimités pour déstabiliser l’AES.’ Elle aurait été créée en septembre 2024 sous la coordination de Christophe Guilhou. Elle est formée des agents de la DGSE, des diplomates et des responsables de l’Organisation internationale de la francophonie. Jérémie Robert, conseiller Afrique de Macron serait l’opérateur principal.
Suivant son plan de ‘repeuplement terroriste’ dans les zones frontalières entre le Niger, la France a organisé le 15 mars 2025 une réunion à laquelle prenaient part des représentants occidentaux, les terroristes de Boko Haram et de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ils veulent les utiliser pour mener une guerre indirecte contre les pays de la Confédération, en commençant par le Niger.’ Avait révélé le président Nigérien. Deux autres réunions avaient eu lieu à Abuja, les 25 janvier et 3 février 2025, avec l’accord du Nigeria. Lors de ces rencontres-clefs pour la déstabilisation dans l’AES, le Comité international de la Croix-Rouge expulsé du Niger, avait participé à la seconde.
Divorce stratégique
La France n’est donc pas citée à tort dans presque chaque tentative de putsch déjouée dans l’AES. Plusieurs faits s’additionnent et s’expliquent à partir d’un faisceau politique, historique et informationnel. D’abord, Paris est très mécontent d’avoir perdu la main à Niamey et dans les autres pays de l’AES depuis les coups d’état au Mali 2020/2021, Burkina 2022, et Niger 2023. S’en est suivi l’expulsion de l’AES des ambassadeurs français. Joël Meyer avait reçu le 31 janvier 2022, ‘un délai de 72 heures’ pour quitter le Mali. Sylvain Itté, avait été sommé le 25 août 2023 à quitter le Niger sous ‘48 heures.’ Luc Hallade a été chassé du Burkina en mars 2023, il avait ‘72 heures’ pour partir. Le 14 juillet 2026, le Burkina rappelle l’ensemble du corps diplomatique burkinabè en poste en France. Le Burkina Faso rompt avec la France ses relations diplomatiques le 26 juin 2026. Rejoignant désormais la Corée du Nord et l’Afghanistan comme seuls Etats sans relations diplomatiques avec Paris. ‘Sa rupture interdit désormais toute coopération structurée : plus de stages en France pour les officiers burkinabè, plus de livraisons d’armement, plus d’échanges de renseignement institutionnalisés.’ Ouagadougou avait déjà dénoncé l’accord de coopération militaire en février 2023. Le dernier militaire français de la force Barkhane avait déserté la Base de Gao le 15 août 2022.
Rupture avec les organisations coloniales
Le Mali (18 mars 2025), le Niger (17 mars 2025) et le Burkina Faso (le 17 mars 2025), ont notifié au Ministère d’Europe et des Affaires étrangères de la République Française, leur retrait de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OlF). Les autorités maliennes estiment que ‘Le Mali ne peut demeurer membre d’une organisation aux agissements incompatibles avec les principes constitutionnels qui guident l‘action publique.’ De son côté, ‘le gouvernement nigérien a décidé souverainement du retrait du Niger de l’Organisation internationale de la Francophonie.’ A écrit le secrétaire général du ministère, Laouali Labo, aux ambassadeurs du pays.
Le retrait de ces pays de l’OIF est conformément à l’article 10 de la Charte de la Francophonie du 23 novembre 2005 qui stipule, ‘Tout membre peut se retirer de l’OIF en avisant le gouvernement du pays qui exerce la présidence du Sommet ou le gouvernement du pays où est fixé le siège de l’OIF, au moins six mois avant la plus proche réunion du Sommet.’ Ces retraits ont un impact diplomatique (volonté claire de rupture avec certaines institutions occidentales, inciter d’autres Etats africains à quitter l’OIF), culturel et éducatif (remise en question des initiatives éducatives et linguistiques de l’OIF), et économique (renforcer ses relations avec d’autres partenaires régionaux et internationaux).
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, quittent officiellement la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le 29 janvier 2025. Ils ont relevé que ‘la CEDEAO, sous l’influence des puissances étrangères, trahissant ses principes fondateurs, est devenue une menace pour ses Etats membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur.’ Ils ont aussi déclaré que la CEDEAO ‘n’a pas apporté d’assistance à nos Etats dans le cadre de notre lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité ; pire, lorsque ces Etats ont décidé de prendre leur destin en main. elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes.’
Pour le Togolais, Paul Amegakpo, ex-directeur résident NDI, ‘ce qu’il faut retenir, c’est qu’il vaut mieux une CEDEAO diminuée en nombre d’Etats membres qu’une CEDEAO qui tolère les putschs, la dictature militaire ou toute forme de dictature dans la gestion des affaires publiques de ses Etats membres.’ Pas étonnant quand cela vient d’un agent d’une organisation de déstabilisation du Continent. L’ancien député et sénateur nigérian, Shehu Sani, bat l’idee du colonisé Amegakpo. ‘le retrait du Mali, du Niger, et du Burkina Faso constitue un sérieux revers pour l’Afrique de l’Ouest. Cela signifie l’échec de la diplomatie et du dialogue. Nous avons perdu nos frères de sang africains à cause de nos amis conditionnels occidentaux.’
Héritage Françafrique
Mais la France peut toujours nuire en s’appuyant sur son héritage Françafrique (Bases militaires, Franc CFA, groupes comme TotalEnergies et Orano, et ses réseaux d’influence dans ces pays et dans certains pays voisins. ‘Le Franc CFA, les immunités militaires, ne sont pas de l’histoire ancienne. c’est dans la mémoire vivante.’ Explique ‘diplomaticwatch.com.’ A cela, il faut ajouter la guerre informationnelle financée par la France, entretenues sur les media français et occidentaux, les réseaux sociaux, et par leurs experts (?), et sur les media laquais africains. La rhétorique anti-française est leur créneau. Ils ont créé cette expression tendancieuse, développé et amplifiée massivement. Pourtant, le sentiment africain, n’est rien d’autre qu’‘un rejet d’une politique.’ En clair, ce qui pousse les populations à rejeter la présence française au Sahel, c’est l’absence de tout impact positif de près de dix ans de Barkhane sur leur vie quotidienne. Explique ‘Middle East Institute’ (12 mai 2023). L’‘Institut Clingendael’ (27 septembre 2023) explique ce rejet par l’histoire coloniale brutale de la France au Sahel qui sert de prisme. Et beaucoup voient aujourd’hui les doubles standards démocratiques de Paris et son cadre de coopération sécuritaire comme des échos post-coloniaux. Un sondage ‘Jeune Afrique’ (15 sept 2025) réalisé auprès de citoyens de six pays d’Afrique de l’Ouest, révèle un fort taux d’adhésion à l’AES et à son ‘désir fort d’autonomie post-coloniale, de diversification diplomatique, qui n’est pas la haine contre la France’ (‘journals.abuad.edu.ng’). 77 % des sondés considèrent favorablement l’AES, 66 % en Côte d’Ivoire. +70 % apprécient la gouvernance au sein de l’AES. Alors, les Africains ‘d’anti-français parce qu’ils critiquent la Françafrique, c’est une façon de disqualifier le débat.’
L’AES n’est pas restée inerte face aux organes d’agitprop occidentaux et français. Le 8 mai 2026, ‘France 24,’ ‘Radio France Internationale,’ ‘France Afrique Média,’ ‘LSI Africa,’ ‘Agence France-Presse,’ ‘TV5 Monde,’ ‘TF1 Info,’ ‘Jeune Afrique’ et ‘Mediapart’ sont suspendus par le Niger, parce que leurs contenus sont ‘susceptibles de mettre gravement en danger l’ordre public, l’unité nationale, la cohésion sociale et la stabilité des institutions.’ Cette suspension est ‘immédiate’ et concerne ‘les bouquets satellites, les réseaux câblés, les plateformes numériques, les sites web et les applications mobiles.’ La voix du Quai d’Orsay ‘RFI’ et ‘France 24’ avaient déjà été suspendues quelques jours après le coup d’état révolutionnaire de juillet 2023. En décembre 2024, ‘BBC’ avait été suspendue. Le 5 mai 2026, le Burkina Faso, a interdit la diffusion de la chaîne ‘TV5 Monde’ qui excelle comme les autres dans la ‘désinformation’ et ‘d’apologie du terrorisme’ dans le traitement des violences djihadistes dans l’AES.
Feumba Samen



