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Accidents du travail : la CNPS Cameroun explore le potentiel de l’IA

Les personnels de l’organisme camerounais de sécurité sociale ont pris part, le 28 octobre 2026, à un webinaire de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), consacré aux applications de l’intelligence artificielle dans la gestion des risques professionnels.

La gestion des accidents du travail et des maladies professionnelles pourrait connaître de nouvelles avancées grâce aux technologies intelligentes. Intitulée « Une assurance contre les accidents du travail alimentée par l’IA- Démonstration interactive », cette rencontre a mis en lumière une expérience développée à Weihai, une ville côtière de l’est de la Chine.

Au centre des échanges, la plateforme intelligente « 6i », conçue par un office local d’assurance sociale et alimentée par le grand modèle de langage DeepSeek ainsi que par la technologie de génération augmentée par récupération (RAG).

Des cas pratiques qui suscitent l’intérêt


À travers plusieurs cas concrets, Yabin He, directeur de programme à la division de la coopération internationale du ministère chinois des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, a montré comment l’intelligence artificielle peut intervenir dans le traitement des dossiers liés aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.

Ces démonstrations ont éveillé la curiosité des participants de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) et suscité de nombreuses interactions avec l’intervenant. Les échanges ont porté sur la possibilité de développer une base de connaissances exclusivement locale pour déployer un outil similaire, ainsi que sur la sécurisation des données des entreprises. « L’expérience de la Chine, particulièrement avancée dans l’intégration des technologies au sein de son système de sécurité sociale, constitue une source d’inspiration. Elle ouvre des perspectives intéressantes pour notre organisme, désireuse de tirer parti de ces innovations », souligne Merveille Bolo Assena, de la DSI.

La digitalisation, préalable à l’IA
Si les perspectives sont prometteuses, leur concrétisation nécessite une préparation des systèmes et des méthodes de travail. L’intelligence artificielle ne peut produire pleinement ses effets sans des procédures adaptées, des données structurées et une infrastructure numérique suffisamment développée.

Un point sur lequel insiste Henriette Ndjom Nack, ingénieur en sécurité industrielle, qualité et environnement à la Direction technique. Pour elle, « l’intégration de l’intelligence artificielle dans la gestion des risques est un atout majeur. Elle doit être associée aux procédures de gestion des risques afin d’améliorer les délais de traitement, l’efficacité et la performance globale en matière d’accidents du travail et de maladies professionnelles, tout en contribuant à la réduction des coûts».

Elle attire également l’attention sur le niveau de maturité numérique nécessaire à cette évolution : « Une digitalisation forte constitue le préalable incontournable à l’introduction de l’intelligence artificielle dans la gestion des risques professionnels ».

Cette expérience chinoise aura ainsi permis aux personnels de l’organisme de confronter les innovations présentées aux réalités de leur environnement professionnel. Elle ouvre une réflexion sur les conditions d’une éventuelle adaptation de ces outils au contexte camerounais, où la transformation numérique constitue un enjeu majeur pour l’évolution des services de sécurité sociale.

Source : celcom CNPS

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