
À quelques jours de la rentrée scolaire, le Gouvernement camerounais intensifie ses actions en faveur du pouvoir d’achat des ménages. Le 04 septembre 2026, le Boulevard du 20 Mai à accueilli une opération spéciale de ventes promotionnelles consacrée aux fournitures scolaires et aux produits de grande consommation.

Le Boulevard du 20 Mai avait, ce vendredi, des allures inhabituelles. Sous les chapiteaux installés pour l’occasion, parents, consommateurs et opérateurs économiques se côtoyaient autour d’une même préoccupation : préparer la rentrée scolaire tout en maîtrisant les dépenses du quotidien.
Près d’une centaine de stands proposent des fournitures scolaires, des denrées alimentaires ainsi que divers produits de première nécessité à des prix promotionnels. Une initiative suivie de près par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, venu constater personnellement le déroulement de l’opération et surtout vérifier que les prix affichés correspondent effectivement à ceux pratiqués auprès des consommateurs.
À l’issue de sa descente de terrain, le membre du Gouvernement s’est montré satisfait du dispositif. « Nous combinons cette année la lutte contre la vie chère et la rentrée scolaire », a-t-il expliqué, saluant à la fois l’engouement des opérateurs économiques et la mobilisation croissante des parents d’élèves.
Des fournitures scolaires jusqu’à 30 % moins chères
La principale attraction de cette opération reste la baisse des prix des fournitures scolaires. Cahiers, sacs, stylos, manuels et autres accessoires sont proposés avec des réductions allant de 5 à 30 %.
Pour les familles ayant plusieurs enfants à équiper, ces réductions peuvent représenter une économie importante au moment où les dépenses liées à la rentrée pèsent lourdement sur les budgets.
Le ministre du Commerce a notamment relevé l’évolution positive de l’opération. « Ce que j’ai vu, c’est que le prix est satisfaisant. Nos partenaires opérateurs économiques ont compris qu’il s’agit d’un mouvement citoyen et ils adhèrent », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’initiative, qui avait démarré avec quelques stands, suscite désormais un intérêt grandissant auprès des opérateurs économiques. « La demande est très forte des opérateurs qui veulent venir contribuer à l’effort qui est fait par le Gouvernement », a-t-il ajouté.
Les parents d’élèves semblent eux aussi avoir adopté le concept. « Je relève pour m’en féliciter que les parents aussi ont intégré le concept qui est à leur avantage », s’est réjoui le membre du Gouvernement.
Le riz et la viande également concernés

Au-delà des fournitures scolaires, l’opération s’étend à plusieurs produits de grande consommation, avec des prix destinés à soulager les ménages.
Le sac de riz thaïlandais de 25 kg est ainsi proposé à 10 000 FCFA, contre environ 13 000 FCFA habituellement. Le riz pakistanais de 50 kg, 100 % brisures, est vendu à 13 500 FCFA, alors qu’il peut coûter jusqu’à 18 500 FCFA sur le marché traditionnel.
Le riz thaïlandais 100 % brisures de 25 kg est également affiché à 13 200 FCFA, contre environ 19 000 FCFA habituellement.
Du côté de la viande, le kilogramme de bœuf sans os est proposé à 3 000 FCFA, tandis que le kilogramme de bœuf avec os est affiché à 2 700 FCFA.
Pour les familles, ces écarts de prix peuvent représenter une économie appréciable, particulièrement en cette période où il faut à la fois financer les frais scolaires, acheter les fournitures et continuer à assurer les dépenses alimentaires quotidiennes.
Une opération fondée sur le partenariat avec les opérateurs économiques
L’initiative ne repose pas sur une substitution de l’État au secteur privé. Elle s’inscrit plutôt dans une logique de partenariat avec des opérateurs économiques qualifiés de « citoyens », invités à contribuer à la lutte contre la vie chère en proposant temporairement des prix plus accessibles.
L’objectif est double : permettre aux consommateurs de réaliser des économies et encourager les entreprises à participer aux efforts de régulation et de maîtrise du coût de la vie.
Sur le terrain, les témoignages recueillis illustrent l’impact concret de ces réductions. Pour Mme Kamga, mère de famille, acheter un sac de riz de 50 kg à 13 500 FCFA au lieu de 18 500 FCFA constitue une économie directement perceptible sur le budget familial.
Même satisfaction chez M. Owona, qui estime que les prix promotionnels des fournitures scolaires permettent d’aborder la rentrée avec davantage de sérénité.
Promouvoir également les produits « Made in Cameroon »
L’opération ne se limite pas aux réductions de prix. Elle sert également de vitrine à la production locale.
Certains stands mettent notamment en avant des produits fabriqués à partir de matières premières camerounaises. C’est le cas de produits de boulangerie et de pâtisserie élaborés avec de la farine de manioc.
Cette orientation permet de conjuguer deux objectifs : apporter un soutien immédiat au pouvoir d’achat des consommateurs et favoriser, sur le long terme, la transformation locale des matières premières et la consommation des produits issus du terroir camerounais.
À travers cette démarche, le Gouvernement entend également contribuer à la réduction progressive de la dépendance aux importations et à la consolidation de la production nationale, notamment dans le secteur agroalimentaire.
À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, l’opération spéciale de ventes promotionnelles apparaît ainsi comme une réponse aux préoccupations des ménages confrontés à la hausse des dépenses durant cette période.
Pour les autorités, l’enjeu est de permettre aux familles de faire face simultanément aux dépenses scolaires et alimentaires dans de meilleures conditions.
Derrière chaque réduction de quelques centaines ou milliers de francs CFA se trouve, en effet, une économie susceptible de faire la différence dans un budget familial : un cahier supplémentaire, un sac de riz moins cher ou encore quelques fournitures achetées sans compromettre d’autres dépenses essentielles.
À travers cette opération, le Gouvernement veut donc joindre l’urgence de la rentrée scolaire à l’objectif plus large de lutte contre la vie chère, tout en mobilisant les acteurs du secteur privé autour du pouvoir d’achat des Camerounais.
Ernesthine BIKOLA



