
Le ministère des Enseignements secondaires a engagé une vaste opération d’assainissement de son fichier du personnel. Dans une série de sept communiqués rendus publics le 15 juin 2026, la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, a donné un délai de quatorze jours à près de 16 000 personnels enseignants pour se présenter auprès des services compétents de son département ministériel afin de justifier leur situation administrative.
Cette démarche concerne diverses catégories d’agents identifiés à la suite des vérifications menées par le ministère. Parmi les cas recensés figurent des enseignants absents de leurs postes depuis plusieurs années, des personnels en situation administrative irrégulière, ainsi que des agents dont les informations figurant dans les bases de données présentent des incohérences.
L’un des aspects les plus surprenants de cette opération concerne 1 205 enseignants déclarés décédés dans les fichiers administratifs alors qu’ils sont bel et bien vivants. Cette anomalie met en évidence les dysfonctionnements persistants dans la gestion des ressources humaines de l’administration éducative et soulève des interrogations sur la fiabilité des données utilisées pour le suivi du personnel.
À travers cette initiative, le Minesec entend non seulement actualiser son fichier des effectifs, mais également renforcer la transparence dans la gestion des carrières et de la masse salariale. Les agents concernés sont invités à se rapprocher des services compétents munis des pièces justificatives nécessaires afin de régulariser leur situation dans les délais impartis.
Cette opération s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration publique et de lutte contre les irrégularités administratives. Elle devrait permettre au ministère de disposer d’une cartographie plus fiable de ses ressources humaines, dans un contexte où le secteur éducatif demeure confronté à des défis importants en matière de gestion du personnel enseignant.
Au terme du délai fixé, les personnels qui ne se seront pas manifestés pourraient s’exposer à des mesures administratives conformément à la réglementation en vigueur. Cette campagne d’assainissement apparaît ainsi comme une étape majeure dans les efforts du gouvernement visant à améliorer la gouvernance du système éducatif camerounais.
Ernesthine BIKOLA



