La conférence conjointe de restitution API-ONUDI sur les investissements directs étrangers (IDE), tenue le 9 juin à Yaoundé, a mis en lumière l’attractivité persistante de l’économie camerounaise. Les résultats d’une enquête menée auprès de 75 entreprises à capitaux étrangers révèlent une forte contribution des IDE à l’économie nationale et des perspectives encourageantes de réinvestissement.

Le Cameroun continue de séduire les investisseurs étrangers. C’est l’un des principaux enseignements de la conférence conjointe de restitution API-ONUDI consacrée aux investissements directs étrangers (IDE), organisée le 9 juin dernier à Yaoundé.
Placée sous le thème « Cameroon’s Business Climate at a Glance », cette rencontre a permis de dresser un état des lieux du climat des affaires au Cameroun, en mettant en évidence aussi bien les acquis que les défis à relever.
L’enquête réalisée auprès de 75 entreprises à capitaux étrangers implantées au Cameroun révèle une contribution significative des IDE à l’économie nationale, notamment à travers la création d’emplois et la croissance des effectifs au sein des entreprises concernées.

Stefan Krastzsch / Responsable des investissements et des entreprises à l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI)
Selon Stefan Krastzsch, responsable des investissements et des entreprises à l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), les entreprises étrangères opérant au Cameroun envisagent de réinvestir près de 200 millions de dollars dans les années à venir, preuve de la confiance qu’elles accordent au potentiel du pays.
Pour sa part, le directeur général de l’Agence de promotion des investissements (API), Donatus Mboma, a souligné que les politiques modernes de promotion des investissements doivent s’appuyer sur des données fiables et une bonne compréhension des attentes des investisseurs. Pour lui, ces résultats traduisent les opportunités qu’offre le Cameroun aux opérateurs économiques étrangers.
Toutefois, les participants ont relevé plusieurs défis persistants, notamment l’accès au financement, le déficit en infrastructures et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée. Afin de consolider l’attractivité du pays, le rapport recommande la mise en œuvre d’une politique d’accompagnement systématique des investisseurs, la numérisation du parcours d’investissement, une meilleure priorisation des entreprises et un renforcement de l’évaluation de la préparation à l’investissement.
Malgré les contraintes identifiées, les perspectives demeurent favorables. Une large majorité des entreprises interrogées prévoit de poursuivre le développement de ses activités au Cameroun et de réinvestir ses bénéfices. Un signal fort qui confirme l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers et son potentiel comme destination d’investissement en Afrique centrale.
Hubert Tchatchoua



