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Mines au Cameroun : coup de poing de l’État contre l’exploitation illégale dans le Lom-et-Djerem

Le Pr Fuh Calistus Gentry, Ministre des Mines par intérim, a dirigé le 27 avril 2026 une opération de démantèlement musclée à Bétaré-Oya et Zembe-Borongo. Entre saisies d’engins et fermetures de sites, le gouvernement réaffirme son autorité pour assainir le secteur aurifère.

Le message est clair : la récréation est terminée dans les chantiers miniers de l’Est. Ce lundi, le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (par intérim), le Pr Fuh Calistus Gentry, est passé de la parole aux actes. À la tête d’une mission conjointe d’envergure associant la SONAMINES, la SNPPK, le Secrétariat d’État à la Défense (SED) et les forces de maintien de l’ordre, le membre du Gouvernement a mené une offensive décisive contre l’exploitation minière illégale dans le département du Lom-et-Djerem.

L’opération s’est concentrée sur les localités de Bétaré-Oya et Zembe-Borongo, épicentres de l’activité aurifère. Plusieurs sites emblématiques, notamment Climat Doubaï, Bozen Mining, Shen-xin et Galaxy Mining, ont reçu la visite impromptue de la délégation ministérielle.

Le constat a été sans appel, des opérateurs utilisaient des permis de recherche comme couverture pour une exploitation commerciale de grande ampleur. En réponse, le Ministre a ordonné le démantèlement immédiat des installations. Saisie d’engins de chantier, destruction d’infrastructures électriques et expulsion sans délai des opérateurs hors-la-loi ont marqué cette journée de restauration de l’autorité de l’État.

Lors de sa prise de parole sur les sites, le Pr Fuh Calistus Gentry a tenu à dissiper toute ambiguïté réglementaire. « Un permis de recherche n’est pas un permis d’exploitation », a-t-il martelé. Pour le Gouvernement, il ne s’agit pas d’interdire l’activité, mais de la canaliser vers la légalité.

Les opérateurs ont ainsi été sommés de migrer vers la zone de 3 000 km² officiellement dédiée à l’activité artisanale semi-mécanisée. Toutefois, cet accès est désormais conditionné par le respect strict de quatre piliers non négociables : le versement préalable de 63 millions de FCFA pour garantir la réhabilitation des sites, le prélèvement de l’impôt synthétique fixé à 25%, un seuil de production minimale de 5 kg d’or par mois et l’obligation de passer, sous six mois, à un système d’exploitation à vase clos pour limiter l’impact environnemental.

Sécuriser les recettes nationales

Cette offensive ne se limite pas à la discipline opérationnelle. Elle vise avant tout à sécuriser les recettes minières du Cameroun, souvent évaporées dans des circuits informels. En reprenant le contrôle des sites de Bétaré-Oya, l’État entend s’assurer que chaque gramme d’or extrait profite réellement au trésor public et au développement des communautés locales.

Avec cette « opération coup de poing », le Pr Fuh Calistus Gentry envoie un signal fort aux investisseurs, à savoir que le sous-sol camerounais est ouvert aux affaires, mais uniquement dans le respect scrupuleux de la loi et de l’environnement.

Ernesthine BIKOLA

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