Un collectif d’enseignants formés par l’État alerte sur leur précarité et réclame la concrétisation des orientations de 2022, invoquant la sécurité juridique et la confiance légitime.
Un collectif d’enseignants, le CLAL-ENS-CAM, tire la sonnette d’alarme sur la situation précaire des auditeurs libres formés par l’État. Ces enseignants, employés comme vacataires, dénoncent des conditions de travail difficiles : rémunération à l’heure (environ 1000 FCFA), absence de couverture sociale et de volume horaire stable, rendant la constitution d’un revenu décent presque impossible.
Le collectif fonde son plaidoyer sur des directives de 2022 qui, selon lui, n’ayant jamais été abrogées, restent en vigueur. Ces textes consacreraient les principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime. Ils interdiraient ainsi à l’administration de remettre en cause, sans base légale claire, les attentes créées chez ces enseignants. Par conséquence, le collectif estime que toute nouvelle politique d’intégration doit prioriser le personnel déjà formé aux frais de l’État.
Cette revendication intervient dans un contexte d’espoir renouvelé, suite à la promesse du président Paul Biya, réélu, de rouvrir les concours d’intégration directe dans la fonction publique. Une motion de soutien rappelant ce plaidoyer a été adressée au chef de l’État en novembre 2025.
Actuellement, les enseignants concernés se disent sans interlocuteur institutionnel identifié ni position gouvernementale claire sur leur avenir, alors qu’ils assurent les mêmes missions que leurs collègues fonctionnaires.
Gérald Nyatte




