La capitale du Cameroun a accueilli, du 05 au 06 février 2026, la 15e Conférence biennale du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme. Plus qu’un événement qui aura mis en lumière la vision africaine des droits de l’homme, axée sur la solidarité, la dignité humaine et la vie communautaire, le sommet de Yaoundé, co-organisé en partenariat avec la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, a mis en lumière les initiatives du pays en matière de promotion et protection des valeurs communes de justice. Au grand bonheur du Président de la république, Paul Biya, qui s’en tire à bon compte.

La capitale de la République du Cameroun a abrité, du 05 au 06 février 2026, la 15e Conférence biennale du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme, sous le thème : «Les aspects originaux des instruments et de la jurisprudence en matière de droits de l’homme. Tirer partie des instruments et de la jurisprudence en matière de droits de l’homme en Afrique, pour renforcer la réalisation des droits de l’homme : le rôle stratégique des institutions nationales africaines des droits de l’homme». Organisé par le Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme (RINADH), en partenariat avec la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), le sommet de Yaoundé s’est voulu un tournant décisif de l’avenir de la promotion et de la protection des droits de l’homme et des peuples en Afrique.

Pr James Mouangue Kobila, Président de la CDHC

Placé sous la présidence du Ministre camerounais d’État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso, représentant du Chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, avec à ses côtés, le Pr James Mouangue Kobila, Président de la CDHC, élu Président du RINADH; Amina Bouayach, Présidente de l’Alliance Mondiale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (GANHRI); et Idrissa Sow, Président de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), ce grand rendez-vous continental a permis aux participants de renforcer la contribution des institutions nationales africaines des droits de l’homme à un système africain plus efficace, plus inclusif et plus proche des populations. Plus qu’un événement qui aura mis en lumière la vision africaine des droits de l’homme, axée sur la solidarité, la dignité humaine et la vie communautaire, il a exposé les actions et réalisations majeures du Cameroun en matière de promotion et protection des valeurs communes de justice. Au grand bonheur du Président de la république, Paul Biya, qui se frotte les mains au plan politique, voire diplomatique.


Enjeux médiatiques et politiques
Faut-il le relever, sous la houlette de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, la conférence de Yaoundé a permis au pays de renforcer son image de promoteur des droits de l’homme en Afrique. Tout comme la présence de personnalités de haut niveau a renforcé la visibilité de l’événement.

Cette conférence biennale a également permis au Cameroun de mettre en avant son attention particulière aux recommandations et interpellations de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun qui s’attelle à les mettre en œuvre.

En marge de l’adoption de la Déclaration de Yaoundé, visant à renforcer la mise en œuvre des instruments et de la jurisprudence africains en matière de droits de l’homme ; du renforcement de la coopération entre les institutions nationales africaines des droits de l’homme et les organisations régionales et internationales ; et de la promotion d’une approche africaine des droits de l’homme, axée sur les valeurs de solidarité et de dignité humaine, la 15e Conférence biennale du RINADH a été un grand succès pour le régime de Yaoundé, qui a réussi à promouvoir son image de promoteur des droits de l’homme en Afrique. Une victoire à mettre à l’actif de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun à laquelle préside aux destinées le Pr James Mouangue Kobila, élu Président du RINADH.
Bertrand TJANI




