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La gifle reçue par Emmanuel Macron : à qui bénéficie le crime ?

En déplacement dans la Drôme le mardi 8 juin 2021, pour la deuxième étape de son « tour de France des territoires », le président de la République de France, Emmanuel Macron a reçu une gifle de la part d’un homme.

Les faits se sont déroulés lorsque, Emmanuel Macron désireux de quitter les lieux, est revenu  de son véhicule pour finalement retourner auprès de la foule pour la saluer. C’est ainsi qu’un jeune de 28 ans a giflé le Président de la République de France, Emmanuel Macron. Comment peut-on comprendre cette action? Quel risque peut-on prendre ? À qui bénéficiera cet acte ? 237infos.net donne des pistes de réflexion.

Une prise de risque

 Toutefois, on serait tenté de juger cette «tentative de gifle», pour reprendre l’expression de l’Elysée. Car tout en confirmant le niveau de violence politique préoccupant dans lequel baigne aujourd’hui l’Hexagone, cette claque témoigne aussi des risques pris par Emmanuel Macron, à moins d’un an de la prochaine présidentielle. Ce jeune chef de l’Etat de 43 ans s’est qu’il est rejeté par une partie de la population française. En outre, il reconnait lui-même, au fil des entretiens disséminés dans les médias, avoir attisé la peur et contribué, par son comportement, à s’isoler de tout un pan de la société. Il sait que la société est brutalisée par la pandémie et l’aggravation des inégalités, est pensé de l’intérieur par les extrémistes, par le « décadisme » et le «plus rien à faire, plus rien à foutre» thématisé par les politologues, terrain propice aux pires accidents électoraux.

Une stratégie électorale

Ce président-là, pourtant, a crânement décidé de repartir à l’assaut des territoires et du terrain, misant sur son inépuisable talent de débatteur pour faire la différence. Risqué? Oui. Audacieux? Sans doute. Calculé? Bien sûr. En refusant de céder à la tentation de l’isolement, Emmanuel Macron renoue en fait avec ce qu’il sait faire de mieux: convaincre, séduire et prendre de vitesse ses adversaires, lui qui a l’avantage de tenir les commandes de l’Etat, et les cordons de la bourse du « Quoi qu’il en coûte » pour sortir de la crise sanitaire. 

Ne nous trompons pas. Cette stratégie est électorale. Il s’agit bien, à travers ce tour de France, d’entamer une campagne dans le but d’être, en mai 2022, reconduit à la tête du pays. Lui qui promet de ne « rien céder à la violence », il peut d’ailleurs se féliciter d’avoir été hier soutenu, comme chef de l’Etat, à l’unanimité par la classe politique, Mélenchon et Le Pen inclus. Reste une réalité qui mérite examen: ce président-là n’a pas renoncé à s’exposer, voire à se mettre en danger pour aller rencontrer les Français. A ceux qui le traitent de « petit marquis » ou de « président des riches », Emmanuel Macron a montré qu’il reste à la portée du peuple. A portée de gifle.

Aubin BEKONDE

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