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Insalubrité à Yaoundé : le MINAT passe à l’offensive avec l’opération « Yaoundé ville propre »

Face à l’urgence sanitaire et à l’accumulation préoccupante des déchets dans la capitale politique, le Ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, a tapé du poing sur la table le 21 janvier 2026. Une série de mesures fortes a été annoncée pour restaurer l’image de la cité capitale.

La ville aux sept collines étouffe sous les ordures. Les dépôts anarchiques se multiplient, obstruant parfois la chaussée et menaçant la santé publique. C’est fort de ce constat que le ministre Paul Atanga Nji a convoqué une réunion de concertation d’urgence à Yaoundé.

Autour de la table : autorités administratives (Gouverneur, Préfets), magistrats municipaux et responsables des sociétés de collecte de déchets. L’objectif était clair : sortir de l’inertie et replacer l’administration territoriale au centre de la stratégie de salubrité urbaine.

Le point d’orgue de cette rencontre est le lancement immédiat de l’opération « Yaoundé Ville Propre« . Contrairement aux initiatives précédentes, le MINAT prône cette fois une approche de proximité et de responsabilité partagée.

« Il est temps que chaque acteur joue son rôle. L’administration ne restera plus spectatrice face à l’insalubrité qui dégrade le cadre de vie des populations », a martelé le ministre lors des échanges.

Pour passer de la parole aux actes, le gouvernement a décidé d’octroyer une dotation spéciale aux sept communes d’arrondissement de Yaoundé. Dès le vendredi 23 janvier 2026, une distribution massive de matériel de nettoyage est prévue : 700 brouettes flambant neuves ; un stock important de pelles, balais et râteaux.

Ce matériel doit permettre aux mairies de mobiliser des brigades de jeunes et des comités de quartier pour traiter les points noirs que les camions de collecte classiques peinent à atteindre.

Au-delà du matériel, c’est un changement de méthode qui est exigé. Paul Atanga Nji a instauré deux piliers non négociables pour la réussite de cette opération. Il s’agit d’une meilleure synergie entre la Communauté Urbaine de Yaoundé (CUY), les maires d’arrondissement et les prestataires de collecte (HYSACAM, Thychlof, etc.). Les contrôles hebdomadaires seront désormais effectués sur le terrain par les autorités administratives pour évaluer l’évolution de la propreté dans chaque secteur.

    L’offensive est lancée. Les prochains jours diront si ce sursaut institutionnel suffira à redonner à Yaoundé son lustre d’antan. Une chose est certaine : la tolérance envers les dépôts sauvages semble être arrivée à son terme.

    Ernesthine BIKOLA

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