
Elle a été annoncée à la faveur de la séance de travail que le Président de l’institution nationale des droits de l’homme, et Président du Réseau des Institutions Nationales Africaines, le Pr James MOUANGUE KOBILA, a eue avec la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Catherine ABENA ONDOA, ce vendredi, 10 avril 2026 à Yaoundé. Des résolutions en perspective qui rassurent l’opinion publique.

Entre 2023 et 2026, plus de 212 féminicides ont été recensés par Griote, la web Tv camerounaise 100 % féminine. Suffisant pour signaler la cote d’alerte.

A la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), le Pr James MOUANGUE KOBILA, par ailleurs Président du Réseau des Institutions Nationales Africaines (RINADH), a pris la pleine mesure de cette situation critique.


C’est la raison pour laquelle il s’est rapproché davantage du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROF), ce 10 avril 2026 à Yaoundé, afin de prendre le taureau par les cornes.


Se prêtant aux questions de journalistes au terme de la rencontre à huis clos, le Pr James MOUANGUE KOBILA a d’abord décliné l’objet de la rencontre : « La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun a sollicité cette audience auprès de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, pour renforcer la synergie qui existe déjà entre les deux structures afin de mieux protéger les droits de la femme et de l’enfant et de mieux promouvoir les droits de ces deux catégories vulnérables ».

Ensuite, il a embrayé sur les mesures coercitives en vue : »Ces actions passeront certainement par des mesures gouvernementales qui sont en préparation. L’on est sans ignorer qu’il y a un projet de loi sur les violences contre les femmes en cours de finalisation ; l’on est également sans ignorer que le gouvernement prépare d’autres actions, pour répondre à la préoccupation des citoyens qui sont en émoi face à la sauvagerie et la barbarie qui tendent à devenir commune et ordinaire; à se banaliser contre les femmes et les enfants ».

Enfin, le Pr James MOUANGUE KOBILA a mis le doigt dans la plaie : « En ce qui concerne l’institution nationale des droits de l’homme, dans le cadre de la pleine lutte contre les violences faites aux femmes, nous avons pris la résolution de réorienter nos actions de conciliation.
Dans les procès-verbaux de non-conciliation que nous serons amenés à établir dans le cadre des problèmes de violences conjugales, de couples qui nous seront posés, nous pourrons clairement pointer les droits qui auront été violés, les hauteurs des violations et les responsabilités de sorte que chacune des parties recevant ce procès-verbal puisse s’en prévaloir partout où bon lui semblera y compris en justice d’autant que les membres de la commission et les cadres de la commission sont assermentés ».
Décourager les auteurs de violences…
« Mais, nous ne nous arrêterons pas là. Afin de décourager les violences conjugales qui ne sont pas que physiques, mais également économiques et psychologiques, il sera question d’emmener les uns et les autres à respecter les droits de leurs partenaires et les droits de leurs enfants.
Pour donner effet à ces droits; mieux, pour renforcer ces droits, nous dresserons des procès-verbaux dont copies seront servies aux employeurs des fautifs qui sauront quelles mesures prendre et nous en assurerons le suivi », a prévenu le Président de la CDHC et du RINADH, non sans relever qu’il ne s’agit pas d’obliger les couples de vivre ensemble.

A son tour, la Ministre Catherine ABENA ONDOA a partagé les préoccupations et actions des deux structures.

« Pour limiter les dégâts, voire éliminer ces exactions, nous avons un projet de loi en vue pour l’adoption d’une loi spécifique visant à sanctionner les violences faites aux femmes et aux filles », a poursuivi la MINPROF, non sans aborder d’autres préoccupations, entre autres, « La participation politique des femmes étant entendu que les élections législatives et municipales sont en vue.

Nous avons également abordé la formation politique des femmes et surtout une meilleure représentativité avec en vitrine un projet de loi sur les quotas sur les listes électorales ».
Bertrand TJANI



