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Féminicides au Cameroun : l’horreur franchit un nouveau palier au quartier CCC

La capitale économique du pays est en émoi. Le quartier CCC, plus précisément au lieu-dit « Source », a été le théâtre d’une scène d’une violence insoutenable le 23 février 2026. En fin d’après-midi, un homme a froidement assassiné sa compagne à la machette, sous le regard horrifié des riverains.

Le drame s’est noué aux alentours de 17 heures. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, une dispute aurait éclaté au sein du couple avant de basculer dans la folie meurtrière. Tentant désespérément de sauver sa vie, la victime a pris la fuite dans les ruelles du quartier, poursuivie par son compagnon armé d’une machette.

Dans un ultime réflexe de survie, la jeune femme s’est réfugiée dans l’enceinte d’un établissement scolaire voisin. Malheureusement, ce sanctuaire n’a pas suffi à arrêter son bourreau. Ce dernier l’a rattrapée à l’intérieur de l’école avant de commettre l’irréparable : il lui a tranché le cou, la tuant sur le coup.

Une voisine héroïque grièvement blessée

Face à cette barbarie, la solidarité a failli coûter la vie à une autre personne. Une femme présente sur les lieux a tenté de s’interposer pour stopper l’assaillant et protéger la victime. Son courage a été payé au prix fort : elle a été grièvement blessée par l’agresseur et a été transportée d’urgence vers une structure hospitalière de la ville. Son pronostic vital reste, pour l’heure, incertain.

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans le quartier CCC. Révoltés par la cruauté de l’acte, des dizaines d’habitants se sont rués sur le suspect pour lui infliger une justice populaire.

L’homme a échappé de peu à la mort grâce à l’intervention rapide des éléments de la gendarmerie nationale. Les forces de l’ordre ont dû s’employer pour exfiltrer le suspect de la foule en colère afin de le placer en garde à vue.

« C’est un acte d’une barbarie sans nom. Comment un homme peut-il poursuivre la femme qu’il prétend aimer pour l’égorger comme un animal dans une école ? », s’indigne un riverain encore sous le choc.

Le fléau persistant des féminicides

Alors qu’une enquête est officiellement ouverte pour déterminer les mobiles exacts de ce crime odieux, ce drame remet brutalement sur le devant de la scène la question des violences basées sur le genre (VBG) au Cameroun. Malgré les campagnes de sensibilisation, la liste des femmes tombant sous les coups de leurs conjoints continue de s’allonger, provoquant une onde d’indignation nationale.

Le suspect devrait être présenté devant le procureur de la République dans les prochains jours pour répondre de cet acte de décapitation qui a plongé Douala dans le deuil.

Ernesthine BIKOLA

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