
Afin de préserver l’intégrité des élèves et d’assurer le bon déroulement des activités pédagogiques, la Ministre des Enseignements Secondaires a officiellement proscrit l’organisation de festivités mobiles et de foires populaires au sein et aux abords des établissements.

Dans une circulaire adressée aux délégués régionaux et départementaux, ainsi qu’aux chefs d’établissements, la Ministre des Enseignements Secondaires (Minesec), Nalova Lyonga a tenu à rappeler les priorités de son département ministériel à l’approche de la Semaine de la Jeunesse. Si cette période est traditionnellement synonyme de célébration et de créativité pour les jeunes, elle doit rester encadrée par une discipline rigoureuse.
L’interdiction formelle porte sur deux types d’activités souvent sources de débordements : les caravanes : ces défilés motorisés ou pédestres hors des campus, qui posent des risques réels de sécurité routière et de troubles à l’ordre public ; les kermesses : ces foires commerciales qui, bien que festives, favorisent parfois l’intrusion de personnes étrangères à la communauté éducative et la consommation de substances inappropriées.
Garantir un environnement sain
Cette décision n’est pas fortuite. Elle répond à une volonté de recentrer la Fête de la Jeunesse sur ses valeurs fondamentales : le civisme, le travail et l’intégration nationale. En limitant les distractions extérieures et les risques d’insécurité, le ministère souhaite offrir aux élèves un cadre serein, propice à l’épanouissement intellectuel plutôt qu’à l’agitation urbaine.
« Cette mesure vise à garantir un environnement serein et sécurisé pour les élèves durant cette période de célébration nationale », souligne le communiqué officiel.
Un appel à la responsabilité des chefs d’établissements
La Ministre invite les responsables administratifs à veiller au respect strict de cette directive. Les activités de la semaine de la jeunesse doivent désormais se concentrer sur : les compétitions sportives scolaires, les conférences et débats thématiques, les investissements humains (activités communautaires), les clubs culturels (théâtre, chant, danse traditionnelle).
Tout contrevenant à ces dispositions s’expose à des sanctions disciplinaires, le ministère réitérant que la protection des mineurs reste la mission sacrée de l’école.
Ernesthine BIKOLA



