Samuel Eto’o, suspendu de stade et lourdement amendé par la CAF après le Cameroun-Maroc, voit sa ferveur sanctionnée. La FECAFOOT dénonce une justice expéditive et promet un recours.
La légende du football camerounais et président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, a été reconnu coupable de « mauvaise conduite » par le Jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) à la suite du quart de finale de la CAN 2025 opposant le Cameroun au Maroc. Le verdict est sévère : une interdiction d’accès aux stades pour les quatre prochains matches de la compétition et une amende de 20 000 dollars américains.
La décision, communiquée de manière laconique par l’instance continentale qui a refusé tout autre commentaire, fait suite au comportement d’Eto’o dans les tribunes du Stade Moulay Abdallah à Rabat. Visiblement exaspéré par le déroulement du match et certaines décisions arbitrales, le président de la FECAFOOT aurait vivement manifesté son mécontentement, une passion jugée en infraction avec les articles 2 des Statuts et 82 du Code disciplinaire de la CAF relatifs au fair-play.
Dans un communiqué ferme, la Fédération Camerounaise de Football a immédiatement répliqué, exprimant son « soutien total et entier » à son président et annonçant son intention de faire appel de la sanction. La FECAFOOT dénonce une procédure « expéditive » et une décision « dépourvue de toute motivation explicite », estimant que les droits de la défense n’ont pas été pleinement respectés.
Cette affaire intervient dans un climat sportivement tendu pour le Cameroun, éliminé de la CAN, et ravive les critiques sur la gouvernance de la CAF. Les supporters d’Eto’o y voient la punition d’une passion authentique, tandis que ses détracteurs estiment qu’un dirigeant de son rang se doit d’être exemplaire. Alors que Samuel Eto’o va devoir suivre les prochains matches à distance, le combat juridique, lui, s’annonce serré.
Gérald Nyatte






