Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a procédé récemment à une remise solennelle d’équipements et de financements à des jeunes filles issues des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille. Cette initiative, fruit d’un partenariat stratégique, marque une étape décisive dans la lutte contre la précarité féminine.

Face au défi majeur de l’insertion socio-économique, le Gouvernement camerounais, à travers le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), réaffirme son engagement. Avec 126 centres de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) fonctionnels sur l’ensemble du territoire, l’État ne se contente plus de former : il accompagne désormais vers l’auto-emploi.
La cérémonie officielle de remise des équipements s’inscrit dans le cadre du projet d’« Appui à l’insertion socio-économique des jeunes filles formées dans les CPFF ». Ce programme ambitieux bénéficie de l’appui technique et financier de partenaires de premier plan : ONU Femmes et Cuso International.

L’innovation de cette démarche réside dans la structuration des bénéficiaires en véritables unités de production. Ce ne sont plus des apprenantes isolées, mais des chefs d’entreprises regroupées au sein de structures formelles : Mediva Fashion, spécialisée dans le Textile et l’industrie de l’habillement ; le goût d’abord, active dans le secteur de l’hôtellerie-restauration ; Beauty Touch dédiée aux métiers de l’esthétique et de la coiffure ; Print Leaders qui est une entreprise tournée vers les services innovants.
« L’objectif est de créer de véritables opportunités économiques pour ces jeunes filles vulnérables afin de réduire durablement la précarité », souligne-t-on au ministère.
Pour garantir la pérennité de ces nouvelles entreprises, le programme « Autonomisation économique de la femme » du Minproff a misé sur une approche globale à savoir : l’organisation en microentreprises, le renforcement des capacités, la dotation en ressources et le suivi-évaluation.
En transformant ces jeunes filles en actrices économiques majeures, le Minproff et ses partenaires ne font pas que donner du matériel ; ils restaurent la dignité et offrent une autonomie financière réelle. Ces quatre entreprises modèles servent désormais de vitrine au savoir-faire acquis dans les CPFF, prouvant que la formation professionnelle est un levier de croissance indispensable pour le pays.
Ernesthine BIKOLA






