
À travers le partenariat stratégique entre ADC SA et ALO TECHNOLOGIES SARL, une innovation majeure est dans le pipe pour la promotion de l’image de marque du Cameroun. Elle porte sur la modernisation et la digitalisation des transports aéroportuaires via l’interface TAXIGO de notre application GO.
Il s’agit d’offrir aux citoyens et visiteurs une expérience de smart mobility sécurisée et connectée, alignée sur les standards des plus grands hubs internationaux.

TAXIGO mobilité aéroportuaire-véhicule BAIC X35 Cameroun
Zéro franc d’achat initial pour un véhicule neuf est en effet la promesse qui alimente déjà les commentaires des chauffeurs de Douala et de Yaoundé-Nsimalen.
Le service TAXIGO, fruit du partenariat entre ALO Technologies SARL et Aéroports Du Cameroun (ADC SA), s’apprête donc à transformer en profondeur la mobilité aéroportuaire nationale. Un projet ambitieux, porté par une vision claire : hisser les infrastructures de transport camerounaises au niveau des plus grands hubs internationaux à travers un service pensé jusque dans les moindres détails.

Il faut le relever, le lancement du service TAXIGO s’intègre dans un vaste chantier de rénovation des aérogares porté par ADC SA depuis plusieurs années, avec un objectif affiché de conformité aux standards internationaux les plus exigeants.
De mémoire de journaliste, on a vu peu d’initiatives aussi structurées dans le secteur du transport aéroportuaire camerounais ces dernières années.
Le dispositif s’appuie sur des véhicules neufs de type BAIC X35, mis à disposition des chauffeurs selon un modèle de leasing digital à fort impact social.
Deux statuts sont proposés : le chauffeur entrepreneur, qui vise la propriété du véhicule au terme de quatre ans moyennant un apport de garantie de 800 000 FCFA; et le chauffeur suppléant, qui intègre le dispositif sans aucun apport personnel, une option qui ouvre la porte à des profils qui n’auraient jamais pu accéder à ce type d’opportunité autrement.

Le fonctionnement du service a été calibré pour coller aux réalités du secteur. Deux chauffeurs sont affectés par véhicule selon un roulement de 26 jours de travail par mois, histoire de garantir un temps de repos réel et d’éviter l’épuisement qu’on connaît trop souvent chez les chauffeurs de taxi classiques. Les tarifs du service premium varient entre 10 000 et 100 000 FCFA la course, et chaque chauffeur perçoit 25% du montant de chaque trajet effectué.
Le processus de sélection des chauffeurs s’est voulu transparent, avec un avis d’appel à candidatures officiel (N°1745-26/ADC/DG/CT2) et un comité de suivi désigné par décision administrative.
Une manière de couper court, dès le départ, à toute suspicion de favoritisme dans l’attribution des véhicules.
Une nouvelle donne
Ce qui marque le plus dans ce projet, c’est l’ampleur de la prise en charge. ALO Technologies SARL assume l’intégralité de l’écosystème opérationnel autour du chauffeur, ce qui n’est vraiment pas la norme dans ce secteur au Cameroun.
Côté santé, une assurance maladie couvre le chauffeur et toute sa famille. Le véhicule bénéficie lui aussi d’une couverture tous risques pendant les quatre années d’exploitation.

On parle ici d’une sécurité qui manquait cruellement aux chauffeurs de taxi traditionnels, souvent livrés à eux-mêmes en cas de pépin.
Zéro charge d’exploitation
Maintenance, réparations, carburant, lavage du véhicule, tout est pris en charge par l’entreprise, avec en prime l’aménagement de laveries modernes et d’aires de dépôt de 300 m² dans chaque aéroport. En cas d’accident, un véhicule de remplacement est mis à disposition immédiatement, ce qui évite au chauffeur de perdre des jours de revenus pendant les réparations.
Le volet formation n’a pas été négligé non plus. En conduite défensive, gestion des bagages et posture professionnelle, les chauffeurs bénéficient de formations gratuites qui les préparent à un métier qui exige davantage de rigueur qu’un simple trajet en ville. À bord, une connexion Internet haut débit gratuite via modem Teltonika et une tenue de travail professionnelle complètent le tableau.
Pour les passagers, la promesse est tout aussi solide. Un service géolocalisé, une connexion Wi-Fi gratuite, une assurance Responsabilité Civile qui couvre même la perte de bagages. On attendait ce genre de standard depuis longtemps dans les aéroports camerounais, c’est le moins qu’on puisse dire.

Difficile de ne pas y voir un tournant pour l’image du Cameroun à l’international. Les aéroports constituent la première impression que se font les visiteurs du pays, et un service de transport digne de ce nom pèse lourd dans cette perception.
Ambition affichée
Le Directeur Général d’ALO Technologies SARL, Frédéric Alain Nono, porte ce projet avec l’ambition affichée de conjuguer innovation et dignité professionnelle pour les chauffeurs camerounais.
Reste à voir comment le dispositif tiendra ses promesses une fois le déploiement effectif à Douala et Yaoundé-Nsimalen.
Bertrand TJANI



