
Un violent incendie survenu ce matin au marché central de Sangmélima a réduit en cendres une dizaine de boutiques, détruisant plusieurs commerces et plongeant de nombreuses familles dans le désarroi. Face à l’ampleur des dégâts, le sous-préfet Arthur Daniel Obama a instruit l’ouverture d’une enquête afin de déterminer l’origine du sinistre.
Le réveil a été particulièrement douloureux pour les commerçants du marché central de Sangmélima. Ce 14 octobre 2026, alors que les activités n’avaient pas encore pleinement démarré, un gardien a aperçu des flammes dans certains commerces et donné l’alerte.
Malgré cette alerte, le feu s’est propagé et a ravagé une dizaine de boutiques, réduisant à néant des années d’efforts. Quincaillerie, matériel de pêche, papeterie, appareils électroménagers, bar, restaurant et salon de coiffure : plusieurs activités commerciales ont été touchées par le sinistre.
Les marchandises, les équipements et les investissements des commerçants sont partis en fumée. Sur les lieux, la désolation est immense. Pour les victimes, cette catastrophe représente bien plus que des pertes matérielles : elle compromet leurs moyens de subsistance et fragilise des familles entières.
Des commerçants plongés dans le désarroi
La douleur des victimes est d’autant plus grande que ce nouvel incendie survient environ un an après un précédent sinistre qui avait déjà affecté des commerces dans le marché.
« Je suis dépassé. Il y a au moins dix boutiques qui sont brûlées. L’année passée, c’était en bas. Aujourd’hui, c’est en haut. Seigneur, viens en aide », témoigne un commerçant, visiblement bouleversé par l’ampleur des dégâts.
Pour certains, les conséquences sont dramatiques. Entre les pertes financières, la destruction des marchandises et l’incertitude quant à la reprise des activités, les victimes ne savent plus comment rebondir.
Père de six enfants, un autre commerçant exprime son désespoir face à cette situation. En larmes, il évoque la précarité dans laquelle il se retrouve et lance un appel à l’aide pour pouvoir reprendre son activité. Comme lui, plusieurs victimes espèrent bénéficier d’un accompagnement pour reconstruire leurs commerces et retrouver une source de revenus.
L’origine du feu encore inconnue
Pour l’heure, les circonstances exactes du déclenchement de l’incendie au marché central de Sangmélima restent à déterminer. Aucun élément ne permet encore d’établir avec certitude l’origine du sinistre.
Toutefois, l’état des câbles électriques observés sur place fait envisager l’hypothèse d’un court-circuit. Une piste qui devra être vérifiée dans le cadre des investigations annoncées par les autorités compétentes.
Informé de la situation, le sous-préfet Arthur Daniel Obama s’est rendu sur les lieux. Face à l’ampleur des dégâts et à l’inquiétude des commerçants, l’autorité administrative a instruit l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances de cet incendie.
Ce nouveau sinistre relance les interrogations sur la sécurité des installations et la prévention des incendies dans les espaces commerciaux de Sangmélima. La répétition de tels événements, à environ un an d’intervalle, accentue l’inquiétude des commerçants et des riverains.
Au-delà de l’établissement des circonstances du drame, les victimes attendent des mesures concrètes pour sécuriser le marché central et éviter de nouvelles catastrophes. Le contrôle des installations électriques, le renforcement des dispositifs d’alerte et l’amélioration des moyens d’intervention figurent parmi les pistes susceptibles de limiter les risques.
Alors que les commerçants tentent de mesurer l’étendue de leurs pertes, un autre incendie a également été signalé mercredi matin dans une usine de fabrication. Les circonstances de ce second sinistre n’ont toutefois pas été précisées.
Pour les victimes du marché central de Sangmélima, l’urgence est désormais de trouver les moyens de se relever après cette nouvelle épreuve. Entre détresse sociale et pertes économiques, l’attente est grande : pouvoir reprendre leurs activités et éviter que de telles scènes de désolation ne se reproduisent.
Ernesthine BIKOLA



