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Yaoundé : deuxième réseau clandestin découvert en trois jours

Trois jours après le démantèlement d’un réseau clandestin à Essos, les autorités découvrent une nouvelle structure de détention à Ngousso. Vingt personnes, dont dix femmes, huit hommes et deux enfants, ont été retrouvées le 6 septembre dans un sous-sol isolé d’une concession. Les enquêteurs suspectent un lien avec l’affaire précédente et élargissent les investigations à d’autres quartiers.

Trois jours après l’intervention policière au quartier Essos qui avait abouti au démantèlement d’un réseau de rétention clandestine d’enfants, une nouvelle découverte similaire a été faite le 6 septembre 2026 dans la délégation de Yaoundé V. Des riverains de la Montée Mosquée Ngousso, situé dans une zone isolée, ont alerté les forces de l’ordre en constatant des activités suspectes dans une concession fermée.


La gendarmerie est intervenue avant le lever du jour pour des raisons de sécurité opérationnelle. À l’intérieur de la concession, les enquêteurs ont découvert un sous-sol en terre battue qui servait de lieu de culte à une organisation religieuse dénommée Mercy of God Ministries. C’est dans ce sous-sol souterrain que les vingt personnes ont été retrouvées : dix femmes, huit hommes et deux enfants âgés respectivement de six et sept ans. Les conditions de confinement soulèvent immédiatement des questions quant à la légalité et à la nature réelle des activités menées dans cet espace.


Le sous-préfet de Yaoundé V, François Mabaya Essomba, s’est rendu sur les lieux pour coordonner les opérations et établir l’ordre public. Sa présence était indispensable car les riverains, choqués par cette nouvelle découverte, exprimaient une vive colère face à ce qui semble être une répétition des situations clandestines qui persistent dans les quartiers populaires de la capitale.

Les enquêteurs cherchent désormais à établir s’il existe un lien direct avec l’affaire d’Essos découverte trois jours auparavant. Les similitudes dans la structure des opérations soulèvent des soupçons d’une organisation plus vaste et coordonnée. En parallèle, les autorités ont commencé à mener des vérifications dans d’autres quartiers suspects de la région, notamment à Nkoabang et Mimboman, où des signalements auraient indiqué la présence d’installations similaires. Cette extension des investigations suggère que les cas d’Essos et de Ngousso pourraient n’être que la partie visible d’un problème plus systémique dans la capitale camerounaise.

(Crédit photo cameroon tribune)

Victoire Nkana

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