
ATELIER DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES ACTEURS ÉTATIQUES
DE LA CHAÎNE DE PROTECTION DES DROITS DES PERSONNES DÉPLACÉES
DE FORCE ET APATRIDES.
Yaoundé 25- 27 novembre 2025
RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES
RAPPEL DES THÉMATIQUES PRESENTEES ET DES SESSIONS DE PRÉSENTATIONS
Protection humanitaire des personnes déplacées de force et des apatrides
Notions de base sur l’assistance humanitaire : cas de l’Afrique
Assistance humanitaire aux réfugiés et apatrides; responsabilités des États en matière de protection des personnes déplacées de force et des apatrides ;
Cadre normatif et institutionnel de la protection des personnes déplacées internes au Cameroun.
La protection des droits des personnes déplacées internes au Cameroun
Protection des Droits des personnes déplacées internes au Cameroun ;
Liberté de circulation et principales formes de privation de liberté applicables aux personnes déplacées internes ;
Difficultés de terrain spécifiques aux personnes déplacées internes au Cameroun.
Documentation civile et identité légale.
Les travaux de groupe sur le partage d’expériences et des bonnes pratiques sur les thématiques :
sur les personnes déplacées internes et les apatrides ;
sur les réfugiés et les apatrides.
LES RECOMMANDATIONS ISSUES DES SESSIONS DE PRÉSENTATIONS
Les recommandations ci-après visent à renforcer de manière intégrée la protection, l’autonomisation et l’inclusion des réfugiés, apatrides et personnes déplacées internes au Cameroun. Elles découlent des principaux défis observés dans les domaines de la cohésion sociale, de l’accès aux services, de la gouvernance, du cadre juridique et des solutions durables.
Elles s’organisent autour de six domaines clés détaillés ci-après.
- Sensibilisation, cohésion sociale et prévention des conflits
Renforcer la sensibilisation des populations, des acteurs de protection et des communautés hôtes sur les droits, devoirs et capacités des réfugiés, apatrides et PDI.
Promouvoir la cohésion sociale et le vivre-ensemble, notamment par la mise en place de plateformes d’échanges et d’activités communautaires.
Prévenir les conflits en créant des mécanismes locaux de médiation et de dialogue. - Renforcement des capacités et amélioration des services
Former continuellement les acteurs publics et privés impliqués dans la protection (administrations, forces de sécurité, ONG, CDHC, MINPROFF).
Renforcer les capacités des centres d’accueil et services sociaux (ressources humaines, logistique, procédures).
Appuyer l’autonomisation des réfugiés et PDI à travers des formations et un soutien aux AGR. - Digitalisation et réforme de l’état civil
Digitaliser les centres d’état civil et moderniser les systèmes de gestion des données.
Finaliser l’informatisation complète de l’enregistrement des faits d’état civil avec le BUNEC.
Vulgariser la loi de 2024 sur l’état civil auprès des acteurs concernés. - Gouvernance, coordination et plaidoyer
Relancer la coordination nationale humanitaire et améliorer le partage de données entre acteurs étatiques et partenaires.
Identifier et cartographier les sites accueillant les PDI, réaliser des études de profilage.
Mener des plaidoyers pour :
l’augmentation du budget d’assistance judiciaire ; la création d’une ligne budgétaire au MINPROFF pour l’assistance aux femmes déplacées victimes de VBG ; l’intégration de la CDHC dans la commission d’attribution d’assistance judiciaire ; la reprise des visites du HCR dans les prisons pour actualiser les statistiques.
- Autonomisation socio-économique et infrastructures
Faciliter l’accès sécurisé des réfugiés et PDI aux terres arables.
Intégrer leurs besoins dans les planifications des ministères et collectivités.
Construire ou réhabiliter les services sociaux de base dans les zones d’accueil.
Mettre en place une politique nationale d’insertion socio-économique, avec le concours du FNE pour la promotion des AGR. - Cadre juridique et solutions durables
Domestiquer la Convention de Kampala et renforcer l’application des instruments internationaux sur les réfugiés, PDI et apatrides.
Encourager l’adhésion du Cameroun aux conventions de 1954 et 1961 sur l’apatridie.
Promouvoir les trois solutions durables :
rapatriement volontaire lorsque les conditions le permettent ;
réinstallation des cas nécessitant une protection accrue ;
intégration locale avec un renforcement de la coexistence pacifique.
Source : celcom CDHC



