Le pied du monument de la Réunification a vibré, le 4 avril 2026 rythme de l’espoir et de la solidarité. L’Association « Vie d’Ami » y organisait une grande célébration pour marquer ses sept années d’existence, un septennat dédié à une cause noble, celle de transformer le destin scolaire des enfants à besoins spécifiques au Cameroun.
En sept ans, ce ne sont pas moins de 300 enfants souffrant de divers handicaps ou troubles de l’apprentissage qui ont été réintégrés avec succès dans le circuit éducatif. Ce chiffre, bien plus qu’une statistique, représente autant de familles ayant retrouvé le sourire et de destins arrachés à l’isolement. Sous l’impulsion de sa Présidente Exécutive, Naomi Flavie Nanga Tsopkeng, l’association s’est imposée comme un pilier de l’éducation inclusive. « Notre mission a toujours été de prouver que la différence n’est pas une barrière, mais une richesse. En sept ans, nous avons vu des enfants autrefois marginalisés devenir des élèves brillants et épanouis », a-t-elle déclaré avec émotion lors de son allocution.
Preuve de l’importance de cette initiative, l’événement était placé sous le Haut Patronage du Ministère de l’Éducation de Base (MINEDUB). Cette caution institutionnelle souligne l’alignement de « Vie d’Ami » avec la politique nationale visant à ne laisser aucun enfant de côté.
Les représentants du ministère présents ont salué le travail de terrain de l’association, qui agit comme un pont entre les structures publiques et les familles souvent démunies face au coût et à la complexité de la prise en charge spécialisée.
Loin d’être une simple cérémonie protocolaire, cette célébration au monument de la Réunification s’est transformée en une vaste plateforme d’échanges. Plusieurs activités ont rythmé la journée : des ateliers de sensibilisation qui ont été animé par des experts et psychopédagogues en des sessions pour déconstruire les préjugés sur le handicap scolaire ; des animations socio-culturelles au cours desquelles les enfants bénéficiaires ont eux-mêmes assuré le spectacle, prouvant par le chant, la danse et le dessin l’étendue de leurs talents ; un plaidoyer pour l’école inclusive qui est un appel vibrant a été lancé aux chefs d’établissements et aux enseignants pour renforcer l’accueil des enfants à besoins spécifiques dans les classes ordinaires.
Si le bilan des sept premières années est « éloquent », l’Association « Vie d’Ami » ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’objectif est désormais de décentraliser ses actions hors de Yaoundé pour atteindre les zones rurales où les besoins sont encore plus criants.
En célébrant ce septième anniversaire, l’association a non seulement honoré son passé, mais elle a surtout tracé les contours d’un futur où chaque enfant camerounais, quelle que soit sa condition, aura sa place sur les bancs de l’école.
Ernesthine BIKOLA





