Le 11 février 2026, Yaoundé a vibré sous les pas cadencés de milliers de jeunes venus célébrer soixante ans d’engagement citoyen. Entre ferveur patriotique et démonstration de dynamisme, le Boulevard du 20 mai a été le théâtre d’une parade mémorable placée sous le signe de l’unité et de l’avenir.
Dès l’aube, le centre névralgique de la capitale camerounaise a pris des couleurs festives. Pour cette 60ème édition, l’enjeu était de taille : marquer six décennies de dialogue entre la nation et sa jeunesse. Sous le thème national « Jeunesse au cœur des grandes espérances, pour un Cameroun uni, stable et prospère », la parade civile a débuté par une exécution magistrale de l’hymne national, donnant le ton d’une journée placée sous le signe de la solennité et de la joie.
Le défilé a été ouvert par un bouquet impressionnant de carrousels intergénérationnels, illustrant le passage de témoin entre les bâtisseurs d’hier et les leaders de demain. Les établissements d’enseignement primaire et secondaire, triés sur le volet pour l’excellence de leurs prestations, ont ouvert le bal avec une discipline qui a arraché des salves d’applaudissements à la tribune officielle.
Le « Vivre-ensemble » en marche
Le passage des différents modules a permis de mettre en lumière la diversité culturelle et l’unité du triangle national : l’éducation de Base avec des tout-petits portant des messages de paix et de civisme, les grands du secondaire et du professionnel ont brandis des maquettes et des outils, symbole d’une insertion socioprofessionnelle en pleine mutation, et enfin l’enseignement Supérieur avec des fanfares universitaires ont électrisé le boulevard, montrant une jeunesse intellectuelle conquérante et créative.
L’innovation de cette année a résidé dans la forte présence de la jeunesse extrascolaire et des volontaires, témoignant de la volonté du gouvernement d’inclure toutes les couches sociales dans les « Grandes Espérances » prônées par le Chef de l’État, S.E. Paul Biya.
Au-delà de l’aspect festif, cette 60ème édition a été l’occasion pour les jeunes de réaffirmer leur attachement aux institutions. Les messages portés sur les banderoles n’ont pas occulté les défis actuels : la lutte contre les fléaux sociaux, l’usage responsable des réseaux sociaux et le patriotisme économique. « Ce soixantième anniversaire est le moment de montrer que la jeunesse n’est pas seulement le futur, mais le cœur battant du présent », confiait un leader associatif au pied de la tribune.
Alors que le dernier carré s’éloignait vers la Place de l’An 2000, le sentiment général était celui d’une mission accomplie. Yaoundé a prouvé, par cette célébration grandiose, que malgré les défis, l’espérance reste le moteur principal de la jeunesse camerounaise.
Ernesthine BIKOLA







