Malgré les coups de pression ministériels et les rumeurs de coulisses, Samuel Eto’o a bien obtenu son assemblée générale. Une victoire administrative qui ressemble à un joli but marqué à la 90e minute.
L’AG de la Fécafoot a bien eu lieu : Eto’o réélu, les adversaires contraints de regarder le match
Alors que certains espéraient un report ou même une annulation, le rideau s’est levé ce samedi 29 novembre 2025 sur l’assemblée générale élective de la Fécafoot. Et le scénario s’est déroulé sans surprise : Samuel Eto’o, seul candidat en lice, a été reconduit sans coup férir à la tête de la fédération.
Derrière cette apparente routine administrative se cache pourtant un véritable feuilleton politico-sportif. Dans les coulisses, plusieurs ministres, dont le Premier ministre Joseph Dion Ngute et le ministre des Sports Narcisse Kombi Mouelle, auraient tenté de faire annuler l’événement. Mais ils ont trouvé plus fort qu’eux : Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale, a tenu bon, refusant de suivre la consigne.
Le bras de fer a même pris des allures de série télévisée. Atanga Nji aurait bypassé le Premier ministre pour saisir directement la Présidence, tandis que des rumeurs de liens personnels entre l’épouse du ministre et Samuel Eto’o ajoutaient une touche de roman à l’affaire.

Finalement, le centre d’excellence de la CAF à Mbankomo a bien accueilli les électeurs. À 8h pile, comme annoncé sur le Facebook officiel de la Fécafoot, l’assemblée s’est ouverte. Les détracteurs du président, qui avaient tout fait pour perturber la tenue de cette AG, n’auront donc eu d’autre choix que de suivre la cérémonie… de loin.
Une chose est sûre : au Cameroun, le football n’est jamais très loin de la politique. Mais ce samedi, c’est Eto’o qui a marqué le but de la victoire.
Gérald Nyatte





