
Scandale présumé sur un penalty refusé en faveur du Maroc. À la veille des quarts, les Lions Indomptables se demandent si le ciel (ou le VAR) leur tombera sur la tête.

Alors que les Lions de l’Atlas griffaient à peine la Tanzanie (1-0) pour se qualifier, un incident a soudainement éclipsé le résultat : un contact d’Adam Masina sur Iddy Nado en fin de match, que l’arbitre Boubou Traoré n’a pas jugé digne d’un penalty… ni même d’une petite visite au VAR.
Immédiatement, les théories ont fusé : « Arbitrage maison ! », « Le Maroc a tout acheté ! » s’écrient certains, pendant que les Tanzaniens, verts de rage, évoquent un « scandale » qui entacherait la compétition. L’entraîneur Miguel Angel Gamondi a gentiment demandé à l’arbitre pourquoi il n’avait pas daigné consulter l’écran magique, en vain. La polémique est lancée, et elle atterrit pile sur le chemin du prochain adversaire marocain : le Cameroun.
Alors, à la veille de ce choc des titans en quarts de finale, une question brûle les lèvres à Yaoundé : faut-il s’attendre à la même météo arbitrale ? Les Lions Indomptables vont-ils devoir jouer avec un douzième homme en noir (et vert) dans le dos ? Certains fans camerounais, espiègles, suggèrent déjà de venir avec un kit de survie : des lunettes pour voir les fautes invisibles, un sifflet à fréquence anti-biais, et surtout, un très grand parapluie pour se protéger des potentielles « décisions marginales ».
Rigolos, ils murmurent : « Si jamais on obtient un penalty, on le tirera deux fois. Une fois pour nous, et une fois pour la Tanzanie, au cas où. » D’autres imaginent déjà Samuel Eto’o, président de la Fécafoot, monter vigoureusement au VAR lui-même pour « aider » l’arbitrage à bien voir les contacts.

Blague à part, ce petit feu médiatique arrive à point nommé pour mettre un zeste de pression supplémentaire sur les officiels. L’Afrique sera-t-elle salie par de nouvelles polémiques ? Ou bien, au contraire, ce tapage servira-t-il de rappel à l’ordre pour que le quart de finale se joue strictement sur le gazon, sous le regard ultra-scruté de toute une génération de supporters devenus, du jour au lendemain, des experts en droit arbitral ?
Une chose est sûre : à Rabat, tout le monde aura les yeux plus que jamais rivés sur le sifflet. Et le Cameroun, lui, aura peut-être glissé un petit dictionnaire français-malien (l’arbitre du match, M. Traoré, est Malien) dans ses crampons… au cas où il faille discuter le bout de gras.
Gérald Nyatte




