Edito de la semaine

Cameroun : La lettre de Dieudonné ESSOMBA à Maurice KAMTO

Pour moi, les élections présidentielles 2018 sont terminées et c’est une perte de temps que de s’y attarder dans l’espoir d’y changer quoi que ce soit.

Mais je suis obligé de faire une dernière adresse à la Meute de KAMTO qui vient en permanence souiller mes posts avec des remarques provocatrices. KAMTO est un véritable cas d’école. On veut nous dire qu’on le déteste parce qu’il est bamiléké, mais des bamiléké, on en a déjà eux dans les élections au Cameroun ! Et le tribalisme n’est pas propre aux bamilékés !

Ce qu’on reproche à KAMTO, ce n’est pas d’être bamiléké ! C’est d’avoir utilisé ce statut pour réclamer le pouvoir, implicitement comme il l’a fait au Conseil Constitutionnel ou explicitement à travers sa Meute, en appuyant ses réclamations sur deux logiques qui n’ont aucune valeur au Cameroun.

D’abord, la logique rotative qu’ils ont cru lire dans la séquence des deux premiers Chefs d’Etat, où après Ahidjo-le-Fulbé, et Biya-l’Ekang, on ne pouvait avoir que Kamto-le-bamiléké.

Cette lecture procède des reconstructions intellectuelles démagogiques qui n’ont aucune attache avec les faits. Ahidjo a été choisi par les colons qu’il a servis avec zèle et dévotion, sans demander l’avis des Fulbé. Quand les mêmes Blancs décident de le remplacer par Biya, ils le font sans demander quoi que ce soit aux Ekang et celui-ci les a servis avec plus de zèle encore

D’où vient donc la rotation ? D’où vient l’expression : « vous avez trop mangé, il faut aussi nous laisser notre tour ? » Si vous réclamez votre tour, il faut aller à Paris qui désigné les deux premiers chefs d’Etat ! Mais si vous voulez l’adhésion des camerounais, ne leur parlez pas de tour !

La seconde logique repose sur une prétendue suprématie démographique et économique des Bamilékés qui leur donnerait le droit de mettre la main sur le pouvoir d’Etat. Cette idée est tellement ancrée dans certains milieux fanatisés de cette Communauté qu’ils sont prêts à enterrer vivants ceux de leurs frères qui tentent de les ramener sur terre.

Et pourtant, si les Bamilékés sont effectivement très présents dans les lieux de visibilité, que sont les villes et le petit tertiaire, cela n’a absolument aucun rapport avec un quelconque contrôle économique du Cameroun et encore moins, une démographie supérieure aux autres !

Mais nourris depuis l’enfance au lait de ces illusions malsaines, une partie de ce groupe s’est bloqué dans ses fausses certitudes, incapables d’en sortir. D’où cette effrayante manifestations des formes les plus extrêmes et les plus grotesques d’une dérive fondée sur des supériorités tribales supputées, sans fonds et le déni permanent de la réalité.

KAMTO a obtenu 14% et poussière et c’est son score normal et réel, compte tenu de la trappe tribale dans laquelle est tombée notre démocratie et dont Kamto lui-même et ses ouailles sont les principaux responsables.

Il ne peut aller plus loin et ses tentatives de modifier ce résultat ne peuvent aboutir absolument à rien. Après avoir tenté de créer une insurrection populaire qui a échoué, cette Meute s’est engagée dans l’incroyable pari de boycotter les artistes qui ne sont pas favorables à leurs entreprises folles et insensées.

Qu’ils boycottent l’Etat dont ils convoitent compulsivement le contrôle, on ne sait à quelles fins, ou qu’ils boycottent le Gouvernement, c’est leur affaire. Mais quand ils

sortent de ce cadre et commencent à provoquer les Communautés comme ils l’ont toujours faits, et les Segment Sociaux comme les artistes, ils dépassent clairement la ligne rouge.

Les choses doivent être désormais claires : que la Meute de KAMTO ne se méprenne pas sur la détermination des Camerounais ! Ce peuple placide peut être très méchant avec ses agresseurs ! La Meute agressive, haineuse et intolérante, dressée aux illusions ethnicistes surestime sur capacités opérationnelles à infléchir le cours du Cameroun et présume trop de ses forces.

Mais elle risque d’en subir les terribles conséquences. On ne sait pas ce qu’ont vu KAMTO et ses ouailles pour être aussi hystériques. Comment peuvent-ils engager une lutte de pouvoir dans les conditions actuelles ? Rien n’est absolument favorable pour eux! Ni l’adhésion populaire, ni l’avantage démographique, ni le positionnement stratégique, ni les moyens opérationnels. Qu’est-ce qui les rend si suffisants ?

Ont-ils une stratégie cachée ? Savent-ils le risque qu’ils font courir au pays avec leurs menées ? Est-ce le dressage qu’on leur a inculqué dès le bas âge et qui les empêche d’ouvrir les yeux devant la réalité et d’être aussi arrogants?

La réalité est que les Camerounais ne veulent pas de KAMTO à Etoudi ! Les Camerounais n’accepteront jamais un individu qui entretient une racaille agressive et injurieuse, qui classe le pays en une « tribu de travailleurs » et des « tribus de médiocres », un langage à jamais réprouvé depuis Adolf Hiltller.

On ne veut pas de KAMTO à Etoudi et il n’y aura pas un Président de la République appelé Kamto Maurice au Cameroun. Vous voulez qu’on vous le dise en quelle langue ? Les Camerounais ne veulent pas de Kamto, un point c’est tout ! Prenez acte et passez à autre chose !

Tout votre tralala-là sert à quoi ?

Quant au pouvoir poltron et incapable de Yaoundé, nous lui demandons d’éloigner cette Meute des honnêtes gens, car si elle continue ses provocations, si elle continue à traiter les communautés de « moutons », de « jouisseurs », de « paresseux », si elle poursuit ses agressions contre des corporations, si elle poursuit avec impudence la profanation des églises et à insulter le clergé, les groupes harcelés par ces provocations prendront eux-mêmes l’initiative de lui imposer définitivement silence.

Et si l’Etat n’est pas capable de museler la Meute, ce n’est pas les groupes agressés qu’il va contenir dans leur légitime colère.

Dieudonné ESSOMBA

Previous ArticleNext Article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
21 ⁄ 3 =